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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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Drôle de corps! Le cas de mon, ton, son cors comme substitut nominal du pronom personnel en ancien et moyen français: une grammaticalisation qui n’a pas réussi? (Yvonne Cazal)

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Drôle de corps! Le cas de son cors, substitut nominal du pronom personnel en français médiéval: une grammaticalisation qui n’a pas réussi? Yvonne CAZAL Université de Caen-Basse Normandie, CRISCO-SYLED 1. Introduction Il est désormais reçu dans les études de linguistique diachronique que, selon la formule de Christiane Marchello-Nizia (2006: 21) «tout changement est une variation synchronique qui a réussi». Nous voudrions ici explorer l’hypothèse corollaire que «toute disparition (d’une forme, d’une construc- tion) dans l’histoire de la langue témoigne de ce qu’une variante synchro- nique n’a pas réussi», affirmation que vous voudrions valider par une en- quête sur la disparition du tour mon, ton, son cors (désormais son cors) comme substitut nominal du pronom personnel, tel qu’il fonctionne dans l’énoncé suivant: (1) Et s’il le vuelt aveir par son oltrage,/ Encontre mei l’en covendra combatre,/ O chevalier qui por son cors le face. (Couronnement de Louis, v. 2373, ca 1130) que l’on peut traduire par «qui combatte pour lui»; ou dans cet autre, éga- lement au cas régime: (2) Helvis, […] car reternés,/Tant que j’aie a vo cors .i. molt petit parlé.1 ou dans celui-ci, où il est au cas sujet: (3) Mes cors meismes en la bataille ira2. que l’on peut traduire par «J’irai, moi-même, à la bataille». 1 Les Loh., Ars. 3143, f°9e. Nous empruntons cet exemple et le suivant à Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française, s.v....

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