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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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Inaccusativité et télicité en français médiéval (Monique Dufresne / Fernande Dupuis)

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Inaccusativité et télicité en français médiéval Monique DUFRESNE, Université Queen’s & Fernande DUPUIS, Université du Québec à Montréal 1. Introduction Les constructions inaccusatives du français médiéval (FrMed) présentent deux particularités intéressantes. Premièrement dans une structure imper- sonnelle, la réalisation de l’accord diffère de celle du français moderne. Seul l’auxiliaire s’accorde avec le pronom sujet il explétif alors que le participe s’accorde avec syntagme nominal postverbal. Nous faisons référence à ce phénomène par le terme d’accord distribué: (1) Il m’est 3p.s. venue f.s. une nouvele qui moult me doit plere et a vos ausi ARTU, 118, 07-08 (13e s.) En français moderne, l’auxiliaire et le participe passé s’accordent avec l’explétif: dans notre terminologie, on parle d’accord simple: (2) il m’est3p.s. venuØm.s. une nouvelle La deuxième différence apparait dans le choix de l’auxiliaire où on note une alternance pour des verbes intransitifs tels que aler ou venir. Cette alternance n’est plus possible en français moderne1: (3) Il n’orent mie .iiii. liues alé qu’anmi la voie ont .i. vilain trové CHAR. NÎMES, 873 (13e s.) (4) Tant sont alé qu’il sont venu en un pré defors les murs ARTU, 150,1-2 (13e s.) (cité par Buridant 2000, p. 373) 1 Cette alternance n’est pas du tout du même type que celle observée en français de Montréal où avoir s’emploie dans des structures qui appellent...

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