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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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La syntaxe des connecteurs adversatifs dans la prose du XIIe siècle: l’apport du corpus CORPTEF (Richard Ingham)

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La syntaxe des connecteurs adversatifs dans la prose du XIIème siècle: l’apport du corpus CORPTEF Richard INGHAM, Birmingham City University 1. Introduction Les adverbes adversatifs de l’ancien français neporquent, neporuec et nequedent «marqu[ai]ent une opposition ou une restriction à une proposition» (Buridant 2000: 525). Etant donné leur statut de connecteur argumentatif (Anscombre & Ducrot 1977, Anscombre 1984) on serait tenté de supposer qu’ils se trouvaient en dehors de la proposition du point de vue de la struc- ture syntaxique de la phrase. Selon les manuels d’ancien français (Foulet 1930, Moignet 1973), ils étaient exempts de la contrainte dite de verbe se- cond (V2) de l’ancienne langue, ne déclenchant pas la postposition du sujet lorsqu’ils se tenaient en tête de phrase, cf. le cas de neporquant dans la deu- xième proposition de l’exemple suivant: (1) Por ce avoit la damoisele enhaï cest chevalier. Neporquant il la prioit sovent d’amors (Roman de Lancelot en prose, CVI f. 106 v°) Ici, la première proposition affirme la haine de la damoiselle pour le cheva- lier en question; la seconde, le dévouement de celui-ci pour elle, et nepor- quant exprime l’opposition entre ces deux propositions. Attribuer à son sta- tut de connecteur argumentatif le détachement apparent de neporquant de la deuxième proposition semblerait donc fondé. Un tel raisonnement est pourtant difficile à admettre, compte tenu de l’observation de Bougy (2007), qu’un autre connecteur adversatif de l’ancien français, toutevoies, s’intégrait pleinement dans la syntaxe de...

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