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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Céline Guillot, Bernard Combettes, Alexei Lavrentiev and Evelyne Oppermann-Marsaux

Les textes réunis dans ce recueil traitent des grands changements qu’a connus le français depuis ses origines, en abordant les différents niveaux de l’analyse linguistique dans une perspective diachronique.
Parmi l’ensemble des phénomènes étudiés, quelques thématiques ont été plus amplement développées : le verbe, dans ses relations à la phrase et ses compléments mais aussi dans sa sémantique aspectuelle et temporelle, l’oral représenté et ses marqueurs spécifiques en diachronie, le très ancien franancien français et le français classique.
Ces recherches présentées lors de la cinquième édition du colloque international DIACHRO (Lyon, octobre 2010) témoignent de l’émergence de problématiques nouvelles dans le champ de la diachronie du français et reflètent la vitalité d’un domaine de recherche aussi actif en France qu’à l’étranger.

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L’évolution des groupes consonantiques obstruantes + liquides du latin à l’ancien français: analyse phonologique et prosodie diachronique (Michela Russo)

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L’évolution des groupes consonantiques obstruante + liquide du latin à l’ancien français: analyse phonologique et prosodie diachronique Michela RUSSO, Université Paris 8/UMR 7023 C.N.R.S. 1. L’accent latin: la loi de la pénultième et la syllabation En latin, le poids de la syllabe détermine la place de l’accent: sa place est fixée par rapport à la pénultième selon que celle-ci est brève ou longue (contenant soit une voyelle longue, soit une voyelle brève suivie d’une consonne ou d’un groupe de consonnes, à l’exception du groupe occlusive + r): (1) 1a _œ‰ 1b ‰œ‰‰ légis, aúdƗx, fácƱlis, légitur; pórticus, sátura; mots de plus de deux syllabes à pénultième longue: fidƝlis, veheménter Une syllabe qui ne consiste qu’en une seule more est brève; une syllabe qui consiste en deux mores est dite lourde (ou longue). L’accent latin est prédictible phonologiquement: pour les mots de trois syllabes et plus, tout dépend de la longueur de l’avant-dernière syllabe. Si celle-ci est longue, c’est elle qui porte l’accent. Dans le cas contraire, l’accent se trouve sur l’antépénultième. La structure moraïque détermine donc l’accentuation et la règle insère l’accent deux mores avant la dernière syllabe: (2) Insère [1 accent] / more (more) (syll)#. Les rimes finales sont des éléments extramétriques (): X ĺ [+extramétrique] /_]D où X est un constituant phonologique; D = domaine dans lequel...

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