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Quel espace pour quel théâtre ?

Approche croisée des dramaturgies française et hispanique (XVIe–XXe siècles)

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Edited By Isabel Ibáñez and Hélène Laplace-Claverie

Le présent ouvrage compare différents traitements de l’espace dramatique et scénique selon une logique diachronique, tout en confrontant deux sphères culturelles à la fois proches et distinctes, voisines et rivales. Il s’appuie sur un corpus « canonique » qui, tout au long d'une période allant du XVIe au XXe siècle, érige progressivement en norme un espace théâtral sémiotisé et ce, en France comme en Espagne. Le théâtre, media de masse efficace, contrôlé quoique intrinsèquement incontrôlable, fut une préoccupation constante pour les pouvoirs publics des deux côtés des Pyrénées. Sur la scène et à sa périphérie gravitent des enjeux sociétaux et politiques fondamentaux pour deux jeunes nations européennes.

Les textes réunis abordent ces questions autour de deux pôles temporellement et esthétiquement opposés : celui de la genèse d'un espace théâtral en voie de normalisation (XVIe–XVIIe siècles) et celui de la consolidation mais aussi de la remise en cause – à travers la notion de hors-scène – du modèle aristotélicien (XIXeXXe siècles).

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Le « troisième lieu » à travers les compositions musicales de Las arrecogías del Beaterio de Santa María Egipcíaca de José Martín Recuerda (Béatrice Bottin)

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Béatrice Bottin

Université de Pau et des Pays de l’Adour, ITEM

Le « troisième lieu » à travers les compositions musicales de Las arrecogías del Beaterio de Santa María Egipcíaca de José Martín Recuerda

C’est en 1970, avec Las arrecogías del Beaterio de Santa María Egipcíaca (Fiesta española en dos partes), que le « teatro fiesta1 » de José Martín Recuerda prend tout son sens et se rapproche du théâtre total, lequel nécessite des moyens coûteux pour la réalisation de la mise en scène, ce qui, à l’époque, le marginalise. Le dramaturge propose un drame historique centré sur les derniers moments de la vie de Mariana de Pineda, prisonnière au couvent de Santa María Egipcíaca, entourée de plusieurs prisonnières politiques qui, à son image, sont libérales et révolutionnaires. Martín Recuerda crée un personnage choral évoluant dans un espace fermé, celui du couvent, qu’il montre d’abord désuni puis solidaire. Certains critiques prétendent qu’en choisissant de décrire l’époque de Ferdinand VII, l’auteur a souhaité suggérer une correspondance avec l’Espagne des dictatures de Primo de Rivera et de Franco2. Après une investigation historique préalable, le dramaturge s’emploie à souligner la dureté des caractères, le système politique injuste et totalitaire, l’hypocrisie morale, l’impiété. Il donne du couvent et de son environnement une vision qui évoque l’Espagne des années 70...

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