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Choricios de Gaza, « L’Apologie des mimes »

Texte, traduction française princeps et commentaire. Étude sur le mime

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Christian Pernet

L’Apologie des mimes tient une place particulière dans le corpus des œuvres de Choricios de Gaza (VIe siècle). Composée au début du règne de Justinien, cette pièce reflète des réalités contemporaines et constitue à ce titre un témoignage de première importance pour notre connaissance des mimes et du théâtre au VIe siècle en général. L’orateur présente néanmoins sa défense des mimes comme un exercice. Comment dès lors lire et interpréter ce discours ? L’Apologie des mimes se situe à la frontière des genres, entre les pièces à caractère officiel et les exercices oratoires sous forme de déclamations.

Le présent volume offre une édition nouvelle du texte grec accompagnée d’une traduction française princeps et inédite du discours. Un commentaire et une étude approfondie sur le mime permettent de comprendre les enjeux essentiels du texte. Héritière de Libanios pour son inspiration et sa structure rhétorique, L’Apologie des mimes répond également aux attaques « coutumières » des prédicateurs chrétiens, en particulier Jean Chrysostome, avec qui les correspondances sont remarquables.

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9 Conclusion générale

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9 Conclusion générale

L’Apologie des mimes est certainement un des textes les plus difficiles à aborder dans le corpus des œuvres conservées de Choricios. Pourtant, nous avons constaté que l’œuvre a joui d’un certain succès dès sa publication. Cette difficulté d’approche explique à notre sens pourquoi le texte n’a pas connu de traduction largement diffusée. Ainsi, l’œuvre ne figure pas dans les deux tentatives les plus globales de traduction des œuvres de Choricios. Litsas a écarté l’Apologie des mimes au motif que son sujet diffère des neuf discours présentés dans son étude1. Penella a quant à lui choisi de traduire les Rhetorical Exercises from Late Antiquity : au titre d’exercice, l’Apologie des mimes ne figure pas non plus au rang des œuvres choisies et commentées2.

L’absence de traduction peut également s’expliquer par la double nature que revêt l’Apologie des mimes. Nous avons mis en évidence le fait que la pièce se situait à la frontière des genres, comme c’était le cas de son modèle, le Pro Saltatoribus de Libanios. Pour cette dernière pièce, la question s’est immédiatement posée de savoir s’il s’agissait d’une vraie défense de la pantomime ou d’un exercice oratoire avec pour finalité de rendre un hommage au contradicteur assumé de Libanios, Aelius Aristide. Les opinions des chercheurs sont partagées sur la question. Dans ce sens, celle de Foerster nous semble la plus pertinente, car elle permet de situer l’œuvre de Libanios : agmen claudit orationum ἀντιλογία pro saltatoribus quae […] cum diatribarum genere cognata est, ita ut apte ab ea transitus fiat ad declamationes3. Le Pro Saltatoribus de Libanios est donc une œuvre de transition entre les oratiunculae ethicae et les declamationes. La preuve la plus manifeste en est qu’en dehors de cette défense, la position de l’orateur d’Antioche n’est pas favorable au théâtre de manière générale. ← 423 | 424 →

Le même constat s’impose pour l’Apologie des mimes. Litsas ne l’a pas incluse dans son étude, car elle n’est pas à proprement parler une oratio, ce que pourrait confirmer l’absence du titre ὑπὲρ τῶν μίμων au début du discours, pourtant présent dans l’index du manuscrit. Dans le corps du manuscrit, on trouve à deux reprises la formule sophistique ὁ λόγος ὑπὲρ τῶν ἐν Διονύσου τὸν βίον εἰκονιζόντων. Choricios indique lui-même dans la θεωρία le balancement entre λόγος et γυμνάσιον (=μελέτη). Comme pour Libanios, cette ambiguïté est confortée par l’attitude de Choricios face aux spectacles en dehors de l’Apologie des mimes, attitude également présente chez certains de ses contemporains. Il ressort de notre analyse que la μελέτη, dont le but est la représentation fidèle d’un caractère, comme Choricios l’affirme lui-même dans une θεωρία, autorise des propos qui ne représentent pas le jugement ou l’opinion de l’écrivain, car l’orateur peut se cacher derrière une figure façonnée pour l’occasion. Ces μελέται sont de nature sophistique : elles sont caractérisées par leur érudition, mais également par leur côté ludique conféré par la fiction littéraire qui en fait le charme et l’agrément. Dans le cadre beaucoup plus officiel des éloges, que cela soit dans le Panégyrique pour l’empereur Anastase ou dans les Monodies chez Procope, ou encore dans les Éloges de Marcien chez Choricios, le ton employé pour dénoter les spectacles est nettement plus réservé. La raison est évidente : dans ces œuvres, l’orateur a pour mission de représenter une position que nous pourrions qualifier d’officielle. Or, on l’a vu, les temps sont troubles et cela est en partie lié aux débordements des factions des Verts et des Bleus. Ces débordements culmineront de manière spectaculaire avec la sédition Nika en 532, qui provoquera la mort de dizaines de milliers de personnes, selon les sources qui sont à notre disposition. Les lettres de Barsanuphe et Jean de Gaza, ou Isidore de Péluse s’ancrent dans la même réalité et confortent ce point de vue sur les spectacles.

Dans cette ligne, le fait que Choricios ait choisi de s’attaquer à un adversaire imaginaire, derrière lequel tout le monde peut reconnaître un polémiste chrétien, quelle qu’en soit l’identité, démontre bien la nature sophistique du discours. Notre orateur ne peut se permettre d’attaquer frontalement la position officielle opposée aux spectacles, que celle-ci soit le fait de l’empereur ou de l’Église en général. ← 424 | 425 →

Notre étude a apporté diverses explications qui permettent de considérer l’Apologie des mimes comme un exercice ou une μελέτη. C’est là un des grands intérêts de ce texte. Dans son intention, le Pro Saltatoribus se trouve à l’origine de l’Apologie des mimes et en est même un moteur. La plupart des parallèles avec ce « modèle » sont répertoriés dans l’édition de Foerster-Richtsteig4 sur la base de la thèse de Rother5. Plus récemment, Cresci a apporté de nouveaux éléments6. De notre côté, nous avons analysé ces nombreux liens intertextuels, ce qui nous a permis de dégager le jeu argumentatif des deux pièces. Ce travail s’est révélé particulièrement fructueux pour l’exorde des deux pièces qui présentent des similitudes indéniables.

Cette étude rhétorique ne doit pas porter préjudice à un autre aspect essentiel du texte, son contenu à proprement parler. Webb considère par exemple l’Apologie des mimes comme un exercice de rhétorique, sans pour autant en déprécier le contenu ; pour être efficace, l’argumentation doit en effet se baser sur des arguments plausibles, « acceptables et reconnaissables aux yeux du public »7. Dans ce sens, le jugement que Graux a émis lors de la publication du texte conserve toute sa validité : « On trouvera dans ce discours des détails neufs et souvent curieux sur l’histoire du théâtre sous Justinien »8. Dans chacun des thèmes que nous avons dégagés et étudiés, l’Apologie des mimes a constitué un témoignage offrant analyse et compréhension ; parfois, elle a même permis de tisser un lien de continuité avec les périodes précédentes. C’est à ce titre d’ailleurs que Théocharidis étudie le texte et ses conclusions restent aujourd’hui encore largement admises et citées9. Notre texte n’en reste pas moins un ← 425 | 426 → terrain de recherches tout à fait actuel, tant son apport documentaire demeure intact10.

L’Apologie des mimes nous renseigne sur les caractéristiques essentielles d’un genre théâtral relativement méconnu et difficile à définir de par sa nature protéiforme. La critique contemporaine distingue deux genres de mimes distincts, quoique cette distinction n’ait jamais été mentionnée dans les sources antiques11. Sans faire exception, Choricios mélange les deux types de mimes que sont le mime populaire théâtral, pour lequel l’improvisation semble avoir joué un rôle certain, et le mime littéraire, pour lequel notre orateur cite Sophron12. Dans sa tentative de présentation du genre théâtral, Choricios amène une définition du mime concordante avec celles que d’autres auteurs ont rédigées, que cela soit en grec ou en latin13 : celle-ci présente le mime comme une imitation de la vie, ce qui répond parfaitement au titre sophistique de l’œuvre ; la notion d’irrévérence, présente par exemple chez Diomède, trouve un écho dans ce que Choricios appelle παίγνια de manière générique.

Les caractéristiques essentielles des spectacles de mimes sont l’absence de masque et les personnages-types présents d’une farce à l’autre : le stupidus calvus fait par exemple à lui seul l’objet d’un développement particulier. Choricios évoque également les scènes typiques des jeux de mimes. L’adultère, qui est un des thèmes essentiels de l’Apologie des mimes, devait aussi être un sujet récurrent dans les farces des mimes, à en juger par le nombre de témoignages que nous avons pu mettre en regard de cette thématique. Dans ce cadre, l’apport de Choricios est difficile à évaluer, puisque l’objectif de l’orateur est d’insérer cette scène dans un cadre moral : la scène de tribunal concluant le tableau de l’adultère joue cette fonction moralisatrice. Typique, celle-ci sert de plus à reconstituer le canevas des jeux de mimes adultères. ← 426 | 427 →

Les autres productions mimiques que nous avons analysées et approfondies ne sont pas moins intéressantes. Ainsi, les scènes de parjure se rapprochent de celles des amants qui trahissent leur serment d’amour. Les sketches à caractère blasphématoire trouvent des exemples très percutants dans les différentes parodies de baptême qui tournent au martyre du futur saint. Le cas de la prostitution au théâtre offre un témoignage contemporain haut en couleur avec les frasques de la future impératrice Théodora. Ce point est si important qu’on a tenté de voir dans l’Apologie des mimes une apologie de l’impératrice Théodora elle-même. En revanche, pour qui cherche des informations sur la prostitution masculine, les choses sont nettement plus compliquées.

Parfois, certaines allusions de Choricios appellent des recherches pour être comprises par le lecteur. Le mime mythologique interprété par les homéristes n’est exprimé que par une simple évocation du général des Troyens ou des Myrmidons. De même, les κίναιδοι doivent être reconnus à leurs cymbales et leur intervention lors des banquets. S’agissant du masque, élément pourtant essentiel dans la définition de ce qui distingue le mime des autres jeux, il n’en est jamais question ; le seul passage qui offre prise à ce sujet évoque les regards charmeurs des acteurs, ce qui sous-entend qu’ils ne portent pas de masque14.

Défenseur d’un genre théâtral qui, selon Jean le Lydien, est le seul qui soit parvenu à son époque15, Choricios livre également des renseignements de première importance sur certaines réalités contemporaines. À plusieurs reprises, l’Apologie des mimes est un témoignage de première importance sur la mise en scène de spectacles de mimes lors de diverses occasions. Nous avons par exemple identifié la fête nocturne à la fameuse fête du maïouma, définie par Malalas lui-même comme une σκηνικὴ ἑορτὴ νυκτερινή16. Sur la base de recherches récentes et des textes antiques, notamment Jean le Lydien ← 427 | 428 → et Procope de Gaza, cette fête a même pu être rapprochée de l’ἡμέρα τῶν ῥόδων. De la sorte, elle serait une perpétuation chrétienne des Rosalia.

Les calendes, et non les Brumalia, sont également évoquées avec précision et notre étude a pu y montrer la présence des mimes. Ces derniers pouvaient constituer un des spectacles appelé Πόρναι. Ces numéros étaient offerts par les nouveaux consuls lors de leur entrée en charge, du moins peut-on supposer jusqu’en 541, année du dernier consul éponyme17. D’autres spectacles venaient égayer la table de l’empereur, comme l’attestent les traités plus tardifs de Constantin Porphyrogénète ou Philothée, qui mentionnent tous deux un spectacle gothique que l’on peut vraisemblablement associer à un spectacle de mimes.

Quant à Césarée Maritime, capitale de la province de Palestine Première, elle fut également l’objet d’une fête présentant un spectacle de mimes, interprété qui plus est par des orateurs en présence du gouverneur lui-même.

Cette représentation des mimes dans un cadre officiel est à rapprocher d’un autre renseignement : la licence des mimes face au pouvoir était grande selon Choricios, quoi qu’aient pu en dire certains spécialistes. Les nombreuses pièces que nous avons citées témoignent toutes, pour des époques différentes, de la liberté de parole que les gens de la scène avaient face au pouvoir. Ainsi, certains intermèdes de mimes lors des courses de chars présentent l’occasion de règlements de compte, comme le montre l’épisode de la veuve Καραβίτζιν. En tout cas, le rôle d’intermède lors des courses de chars n’est pas remis en cause, dans la mesure où des témoignages externes, le P.Oxy. XXXIV, 2707 ou encore Constantin Porphyrogénète attestent le même fait pour les VIe et Xe siècles.

Concernant le destinataire du discours, nous avons mis en évidence que, contrairement au Pro Saltatoribus de Libanios, où l’adversaire est clairement identifié comme étant Aelius Aristide, Choricios ne ← 428 | 429 → se montre pas aussi direct. Sans qu’il soit nommé, son identité ou sa position ne fait pas de doute : il s’agit d’un prédicateur chrétien, et il est vrai que Jean Chrysostome offre un panel inégalable d’attaques acerbes contre le théâtre. Nous avons répertorié dans notre travail pas moins de 77 renvois à notre polémiste chrétien uniquement. À cela s’ajoutent encore les piques de Tertullien, Grégoire de Nazianze, Amphiloque, Isidore de Péluse, pour ne citer que les chefs de file.

Nous avons vu que les acteurs de mimes font l’objet de nombreuses attaques, en particulier de la part de Jean Chrysostome. Celles-ci étant émaillées tout au long de notre commentaire, nous en livrons ci-après la synthèse. Pour Jean, le nom des mimes vient d’une imitation des malheurs d’autrui18 et la vie réelle se trouve opposée dans sa réalité au jeu représenté sur scène19. Quant à l’accusation de prostitution, elle est fréquemment liée aux autres charges portées contre le théâtre. Le spectacle d’un adultère ne saurait laisser le spectateur de marbre20 ; il a causé la destruction de nombreuses maisons21. C’est une profanation du mariage22. Pour Nil d’Ancyre, le spectateur d’adultères est un adultère accompli23. Blasphème24, parjure25, chansons honteuses26 sont également mis sur le banc des accusés. Le rire provoqué par ces scènes est la chose la plus grave27, car il est l’œuvre du démon28. Un personnage en particulier fait les frais de l’accusation virulente du prédicateur : il s’agit d’un personnage rasé, prêt à recevoir des coups29. On aura reconnu le stupidus calvus. ← 429 | 430 →

Le spectateur ne ramène à la maison que perdition30, blessures par milliers31. Alors que le spectacle ne devrait être qu’un moment de détente, il n’apporte que découragement32. En conséquence, Jean Chrysostome pose la question de la fermeture des théâtres33.

Les mêmes thématiques sont reprises par Choricios dans l’Apologie des mimes. Parfois, c’est le contre-pied qui est pris, tandis que d’autres passages arborent des attaques tout à fait similaires à celles de Jean Chrysostome. Concernant le nom des mimes et leur imitation des choses de la vie, notre orateur insiste sur le fait que les mimes doivent tout imiter, tout comme un cuisinier doit apprêter tous les mets (§ 89). L’influence du jeu sur les spectateurs constitue le cœur des attaques auxquelles répond Choricios. En plusieurs endroits, l’affaire est présentée comme un jeu (§ 30 : παιδιά), une farce (§ 41 : παίγνια) qui conduit à la débauche, à un amour incurable (§ 29), à une passion insensée (§ 33) ou à la prostitution (§ 43). Le spectacle est encore accusé de pervertir les mœurs (§ 51), d’efféminer le spectateur et l’acteur (§ 72), et de présenter des chansons honteuses (§ 130). Pourtant, il renvoie le public souriant car il le fait rire (§ 82) ; il redonne courage et entrain pour le travail (§ 126). Quelle est la conséquence de toutes ces attaques pour l’opposant de Choricios ? La fermeture des théâtres (§ 134).

En définitive, nous avons analysé les mêmes aspects d’un même texte. L’Apologie des mimes peut se définir comme un hommage à Libanios, une documentation riche sur le théâtre et plus particulièrement le mime au temps de Justinien. Considérée au titre de λόγος, l’Apologie des mimes pourrait même être un véritable combat judiciaire pour la réhabilitation des mimes.

Prise comme exercice, cette μελέτη constitue également une réponse « à celui qui est plus austère qu’il ne le doit34 » : même s’il ne s’agit certainement pas de Jean Chrysostome, on admettra que ← 430 | 431 → la correspondance entre les attaques lancées par le prédicateur et celles avancées par Choricios font du Père de l’Église le meilleur candidat. Un siècle avant Choricios, Socrate35 et Sozomène36 font de Jean Chrysostome l’élève de Libanios. Le second de ces historiens va même jusqu’à affirmer que Jean aurait pu, aux dires de Libanios, succéder à son maître « si les chrétiens ne n’étaient emparés de lui »37. Certes, cette mention est sujette à caution et fait l’objet d’un vif débat38. Qu’en est-il de Choricios ? A-t-il eu connaissance de cette « légende » ? L’Apologie des mimes est-elle un hommage au seul Libanios ? Pourrait-on y lire en filigrane un hommage à son « élève » Jean ? Le texte prendrait alors une dimension nouvelle, mais la question ne peut être tranchée.

En conclusion, nous pouvons affirmer que l’Apologie des mimes de Choricios mérite une édition mieux diffusée que celle de Stephanis dont les mérites ne doivent pas être remis en cause. Notre édition, assortie d’une traduction française inédite, d’un commentaire et d'une étude sur le mime, visait notamment à combler une carence criante.


1 Litsas 1980, p. IV.

2 Penella 2009a.

3 Foerster 1908, p. 405.

4 Foerster-Richtsteig 1929, p. 344–380 pour l’édition de l’Apologie des mimes.

5 Rother 1912, p. 53–65.

6 Cresci 1986, p. 49–67.

7 Webb 2006b, p. 118.

8 Graux 1877a, p. 209.

9 Theocharidis 1940, p. 2.

10 En témoignent les études récentes de Webb ou Malineau que nous avons abondamment citées dans notre travail. Malineau a consacré sa thèse de doctorat sur le sujet : Malineau 2002.

11 Voir en particulier Panayotakis 2010, p. 3–4.

12 Chor., Apol. mim., 14–16.

13 Diomède en est sans doute le meilleur exemple.

14 Chor., Apol. mim., 124 : καὶ μὴ φθέγγεσθαι μόνον ἐπιδεξίως, ἀλλὰ καὶ βλέμματι θέλγειν.

15 Lyd., Mag., I, 40 : μιμικὴ ἡ νῦν δῆθεν μόνη σῳζομένη.

16 Jo. Mal., XII, 3 (285 Bo, 216 Th).

17 Kazhdan 1991. Voir Bagnall 1987, p. 7–12.

18 Chrys., poenit. VI, 1 (PG 49, 315).

19 Chrys., hom. in Mt. XXIII, 9 (PG 57, 318).

20 Chrys., theatr., 2 (PG 56, 266).

21 Chrys., hom. in Mt. VI 8 (PG 57, 72).

22 Chrys., hom. in Mt. VI, 7 (PG 57, 71).

23 Nil, Ep. II, 284 (PG 79, 311).

24 Chrys., hom. in. Gen., VI, 2 (PG 53, 56).

25 Chrys., hom. in Mt. XLVIII, 7 (PG 58, 495).

26 Chrys., hom. in Ps. VIII, 1 (PG 55, 106).

27 Chrys., hom. in Mt. VI, 7 (PG 57, 71).

28 Chrys., hom. in Mt. XXXVII, 6 (PG 57, 426).

29 Chrys., hom. in Mt. XXXVII, 6 (PG 57, 426).

30 Chrys., hom. in Mt. VII, 7 (PG 57, 82).

31 Chrys., theatr., 2 (PG 56, 267).

32 Chrys., hom. in Mt., LXVIII, 4 (PG 58, 645).

33 Chrys., hom. in Mt. XXXVII, 6 (PG 57, 427).

34 Chor., Apol. mim., praef. 4 : σεμνότερος εἶναι δοκεῖν ἐθέλει τοῦ δέοντος.

35 Socr., H.E., VI, 3 : μαθητὴς δὲ ἐγένετο Λιβανίου τοῦ σοφιστοῦ.

36 Soz., H.E., VIII, 2, 5 : φύσεώς τε γὰρ εὖ ἔσχε͵ διδασκάλους δὲ τῆς μὲν περὶ τοὺς ῥήτορας ἀσκήσεως Λιβάνιον, Ἀνδραγάθιον δὲ τῶν περὶ φιλοσοφίας λόγων.

37 Soz., H.E., VIII, 2, 2 : ἡνίκα γὰρ ἔμελλε τελευτᾶν, πυνθανομένων τῶν ἐπιτηδείων, τίς ἀντ’ αὐτοῦ ἔσται, λέγεται εἰπεῖν Ἰωάννην, εἰ μὴ Χριστιανοὶ τοῦτον ἐσύλησαν. Voir Malosse 2008, p. 275.

38 Voir Malosse 2008 pour un bon état de la question et une démonstration du caractère probablement légendaire de cette association.