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Ferdinand Raimund et le renouvellement de la féerie viennoise

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Fanny Platelle

L’ouvrage étudie la manière dont Ferdinand Raimund (1790-1836) reprend et transforme les conventions de la féerie viennoise, dans le théâtre populaire viennois marqué par de fortes contraintes institutionnelles et dramaturgiques. Il analyse les changements concernant la conception des pièces (recherche d’une alliance adéquate du sérieux et du comique), l’univers surnaturel (reflet des idéaux humains et de leur ébranlement) et le personnage comique (qui devient un modèle moral). Il évalue enfin la réception de ce théâtre et son caractère « populaire ». La prise en compte des manuscrits autographes et la comparaison avec ceux de censure et de théâtre permet une nouvelle approche de l’élaboration des pièces, de leur mise en scène et de leur portée critique.

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Chapitre 2 Les Féeries « Manichéennes » : Die Gefesselte Fantasie (1826), Moisasurs Zauberfluch (1827) Et Die Unheil Bringende Krone (1829)

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Dans BZ et DG, Raimund reprend un genre du théâtre populaire viennois contemporain, la féerie parodique. Encouragé par leur succès, il invente lui-même l’histoire de sa pièce suivante, MF (1826), ce qu’il fera toujours par la suite. Puis, il continue de s’éloigner d’un théâtre populaire divertissant en développant le sérieux et en représentant le conflit du Bien et du Mal, qui détermine la thématique, la structure et la portée pédagogique et morale des pièces. La recherche d’une qualification appropriée des féeries, à l’aide des adjectifs « original » (par opposition à « parodique »), « sérieux / tragique et comique », souligne cette évolution novatrice.

Raimund écrit en 1826 GF, « féerie originale en deux actes » (« Original-Zauberspiel in zwei Aufzügen »), qu’il termine le 24 septembre, date figurant à la fin du manuscrit autographe357. La musique a été composée par Wenzel Müller ; selon son habitude, Raimund a ←127 | 128→inventé certaines mélodies358. La pièce est créée le 8 janvier 1828, au Theater in der Leopoldstadt, plus de trois mois après MZ. Raimund, dont certains envieux doutaient qu’il fût l’auteur de MF entend montrer, selon la Selbstbiographie, « que l’on peut, même sans être un érudit, inventer un poème innocent359 ». Il s’est peut-être inspiré d’Urania, « poème romantique en trois chants » d’Ernst Conrad Schulze (1789–1817), paru en 1818 chez Brockhaus360. Raimund reconnaît : « Cette pièce fut certes louée,...

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