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L’au-delà au Moyen Age

« Les visions du chevalier Tondal » de David Aubert et sa source la « Visio Tnugdali » de Marcus- Edition, traduction et commentaires

Yolande de Pontfarcy-Sexton

Les Visions du chevalier Tondal – récit du voyage dans l’au-delà de l’âme d’un chevalier irlandais plongé dans le coma – ont été rédigées à Gand, en 1475, par David Aubert, pour Marguerite d’York, duchesse de Bourgogne. Elles sont pour la première fois publiées ici avec leur source, d’après un manuscrit inédit : la Visio Tnugdali, écrite en Bavière, en 1149, par Marcus, un moine irlandais, à la demande de l’abbesse G. du couvent bénédictin de St Paul-hors-les Murs de Ratisbonne. La comparaison de ces textes et l’étude du contexte historique et culturel des deux auteurs mettent en relief l’investissement du traducteur et les divergences qui en résultent, tout en montrant la dimension européenne de l’époque médiévale et l’évolution des pensées, ne serait-ce que dans la conception spatiale de l’au-delà. La présentation du texte latin sous sa traduction en moyen français, avec, en regard la traduction en français moderne du récit suivie des notes, simplifie cette approche comparative complexe, tout en la rendant accessible à un large public.

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Introduction XI

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XI Introduction Le superbe manuscrit des Visions du chevalier Tondal enluminé par Simon Marmion, ‘écrit’ par David Aubert, à Gand, en 1475, à l’intention de la duchesse de Bourgogne, Marguerite d’York, passa de bibliothèque privée en bibliothèque privée et de l’Europe à l’Amérique1, et pendant un certain temps on perdit de vue le lieu de son dépôt2. Depuis son acquisition, en 1987, par le Musée Jean Paul Getty (Los Angeles), il fut l’objet d’une exposition et d’un symposium dont deux beaux livres ont enregistré les recherches suscitées3, ainsi que d’une ré- cente édition par Mattia Cavagna4. En outre, un colloque à Paris consacré à David Aubert en 1993, a souligné l’importance de la contribution de celui-ci à la constitution de la bibliothèque de la cour de Bourgogne5. Or les Visions du chevalier Tondal qui racontent le voyage aller et retour de l’au-delà de l’âme de Tondal, sont la traduction de la Visio Tnugdali, écrite en latin, en Bavière, trois siècles auparavant, en 1149, par un moine irlandais, frater Marcus, à la demande de l’abbesse G. du couvent bénédictin de St Paul-hors-les- Murs de Ratisbonne6. Ce récit appartient à la tradition des voyages et visions de l’au-delà propres à l’Irlande7, tout en s’inscrivant dans le grand mouvement de 1 Thomas Kren et Roger S. Wieck, The Visions of Tondal from the library of Margaret of York (Malibu, California, 1990), p. 61 donnent la liste des divers propriétaires. 2 Le manuscrit est accessible...

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