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Réception et Créativité

Le cas de Stendhal dans la littérature Japonaise moderne et contemporaine

Edited By Julie Brock

Ce livre présente les trois dernières sessions du projet de l’Institut international des Hautes études de Kyôto (IIAS) « Réception et créativité – Le cas de Stendhal dans la littérature japonaise moderne et contemporaine ».
Visant à élucider les rapports entre la création et la réception, cette recherche réunit des spécialistes de littérature française, japonaise, générale et comparée, de philosophie, d’esthétique, ainsi que des traducteurs, éditeurs, critiques, créateurs et adaptateurs. Elle s’appuie sur la théorie de Marc-Mathieu Münch, l’effet de vie, qui défi nit le phénomène littéraire du point de vue anthropologique. C’est au prisme de la relation humaine que ce livre examine les rapports entre Stendhal et ses lecteurs japonais, eux-mêmes auteurs de littérature, critiques ou traducteurs.

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LIVRE IV – QUATRIEME SESSION: Le fonctionnement de l’effet de vie dans les oeuvres en traduction

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LIVRE IV QUATRIEME SESSION (2-3 juillet 2010) LE FONCTIONNEMENT DE L’EFFET DE VIE DANS LES ŒUVRES EN TRADUCTION MURIEL DETRIE Préface Dans son roman Le Dit de Tianyi, François Cheng raconte comment son personnage Tianyi, qui lui doit beaucoup, a vu, dans une Chine en proie à la guerre, sa vie s’imprégner soudain de « saveur » à la lecture d’André Gide et de Romain Rolland en traduction chinoise. Il s’exclame : « Ah, le mystère du langage humain ! Ceux qui affirment que les cultures sont irréductibles les unes aux autres s’étonnent-ils jamais assez qu’une parole particulière, à partir du lieu d’où elle est issue, arrive tout de même à franchir les entraves et atteigne l’autre bout du monde, pour y être comprise. Plus la parole est porteuse de vérité humaine, plus rapidement elle est comprise. »1 Cette réflexion pourrait servir d’exergue aux communications que Julie Brock, en infatigable passeur entre la France et le Japon, a rassemblées ici, dans la mesure où elles attestent toutes, d’une façon ou d’une autre, que les différences entre les langues et les cultures ne sont pas un obstacle à l’appréciation des grandes œuvres littéraires. A travers l’analyse de sa lecture des Feux d’Ôoka Shôhei, Marc-Mathieu Münch nous explique comment ce roman de guerre évoquant la défaite japonaise dans le Pacifique, qui n’avait au départ pour lui qu’un intérêt documentaire, l’a néanmoins peu à peu captivé aussi bien émotionnellement qu’intellectuellement. S’interrogeant...

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