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La poésie de Friederike Mayröcker – une « œuvre ouverte »

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Aurélie Le Née

Première étude d’ensemble de la poésie de Friederike Mayröcker, le présent ouvrage met en évidence les caractéristiques de cette écriture, d’une extrême densité, et interroge les multiples possibilités d’interprétation des textes, afin de montrer que l’œuvre poétique mayröckerienne est, selon le concept d’Umberto Eco, une « œuvre ouverte », fondée sur l’alliance de tendances opposées ainsi que sur l’intertextualité et l’intermédialité. L’analyse des poèmes rédigés entre 1939 et 2003 révèle alors successivement toute l’importance de l’union entre l’inspiration et le calcul, le rêve et le montage, l’autobiographie et la poétique, voire la poétologie, la poésie de la nature et la poésie engagée, enfin la littérature, les arts et la musique. Quête du « texte total », ancrée dans la modernité par rapport à laquelle elle se situe, la poésie de Friederike Mayröcker tente de rendre son autonomie à la langue sans renoncer pour autant à toute forme de lyrisme. Ainsi, elle se distingue des productions du Groupe de Vienne, auxquelles on l’associe néanmoins fréquemment, et occupe une place si particulière dans le paysage littéraire de langue allemande de la seconde moitié du XX e siècle.

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Annexes 421

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