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Femmes nouvellistes françaises du XIX e siècle

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Edited By Concepcion Palacios Bernal and Pedro Salvador Méndez Robles

Cet ouvrage collectif est une continuation d’une série d’études autour de la nouvelle en langue française publiées grâce à deux projets de recherche (Ministère de Science et Innovation Espagnol et Fondation «Séneca» de la Région de Murcia). L’approche des femmes qui ont écrit des nouvelles étant un aspect peu exploré et qui peut conduire à des découvertes intéressantes, les auteurs proposent cette fois-ci une monographie liée à l’idée de genre, avec l’objectif d’entreprendre de nouvelles pistes de recherche autour du récit court français. Les noms féminins n’abondent pas parmi les auteurs de nouvelles au XIX e siècle et leur production ne suppose qu’un très bas pourcentage de l’ensemble d’ouvrages répertoriés. À une époque où, dans le panorama scientifique et culturel, les figures phares sont des hommes, cette publication rattrape ces voix, ces sensibilités féminines oubliées, qui, de leur temps, se sont exprimées à travers la nouvelle. Bien que leur dévouement pour ce genre n’ait pas été le même et qu’elles aient été étiquetées par l’Histoire de la Littérature comme romancières, poétesses, dramaturges, journalistes ou tout simplement comme femmes de lettres, la réalité est que, de manière variable, beaucoup d’entre elles ont pratiqué le récit court.

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2. Sensibilités féminines des premières années 39

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39 2. Sensibilités féminines des premières années Les nouvelles de Mme de Staël, nouvelles romantiques ? ÁNGELES SIRVENT RAMOS La vie humaine semble si peu calculée pour le bonheur, que ce n’est qu’à l’aide de quelques créations, de quelques images, du choix heureux de nos souvenirs, qu’on peut rassembler des plaisirs épars sur la terre. Essai sur les fictions Une partie de la production de Mme de Staël est à découvrir1 ou à mieux con- naître. C’est surtout ce qui se rapporte aux premiers écrits de cette grande écrivaine. Mme de Staël, ou Germaine Necker, avait témoigné dès sa jeunesse sa pas- sion pour l’écriture, pour laquelle son père l’appelait M. de Saint Écritoire. Elle s’essaiera à tous les genres, genres ambitieux : la poésie, le théâtre, l’essai2, la nouvelle, mais les romans ont eclipsé le reste de sa production narrative de fiction. La toute première œuvre publiée par Mme de Staël est précisément un récit : La Folle de la forêt de Sénart, un petit conte de cinq pages, dans la mode des « folies littéraires » du moment, qui sera assez inconnu même de la critique. Il sera publié dans la Correspondance littéraire de Grimm3, en juin 1786 et, bien qu’avec certaines liaisons qu’on relevera par la suite, ce texte original et fragmen- taire s’éloigne par le ton et le thème des autres nouvelles de Mme...

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