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Femmes nouvellistes françaises du XIX e siècle

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Concepcion Palacios Bernal and Pedro Salvador Méndez Robles

Cet ouvrage collectif est une continuation d’une série d’études autour de la nouvelle en langue française publiées grâce à deux projets de recherche (Ministère de Science et Innovation Espagnol et Fondation «Séneca» de la Région de Murcia). L’approche des femmes qui ont écrit des nouvelles étant un aspect peu exploré et qui peut conduire à des découvertes intéressantes, les auteurs proposent cette fois-ci une monographie liée à l’idée de genre, avec l’objectif d’entreprendre de nouvelles pistes de recherche autour du récit court français. Les noms féminins n’abondent pas parmi les auteurs de nouvelles au XIX e siècle et leur production ne suppose qu’un très bas pourcentage de l’ensemble d’ouvrages répertoriés. À une époque où, dans le panorama scientifique et culturel, les figures phares sont des hommes, cette publication rattrape ces voix, ces sensibilités féminines oubliées, qui, de leur temps, se sont exprimées à travers la nouvelle. Bien que leur dévouement pour ce genre n’ait pas été le même et qu’elles aient été étiquetées par l’Histoire de la Littérature comme romancières, poétesses, dramaturges, journalistes ou tout simplement comme femmes de lettres, la réalité est que, de manière variable, beaucoup d’entre elles ont pratiqué le récit court.

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4. Voix féminines au tournant du siècle 233

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4. Voix féminines au tournant du siècle Femmes journalistes et femmes nouvellistes dans la revue Les matinées espagnoles (1883-1888)* FRANCISCO LAFARGA Le 15 janvier 1883 paraissait à Madrid la première livraison de Les matinées espagnoles, portant en sous-titre « Nouvelle revue internationale européenne ». La page de titre affichait, outre les noms de l’éditeur et du directeur, « M. le baron Stock », ceux des nombreux collaborateurs, des Espagnols et des Français pour la plupart. Sur cette liste, qui constitue un paragraphe assez touffu, les noms des hommes sont suivis de ceux des femmes classés, à des exceptions près, par ordre alphabétique. À partir du premier numéro de 1884 la revue change légèrement de présentation, en signalant, à plusieurs colonnes, et séparément, les noms des collaborateurs et ceux des collaboratrices. Le lieu d’édition (en fait, d’administration) est marqué à trois volets : Madrid, Lisbonne et Paris. L’apparence de la revue se maintient sans trop de changements jusqu’au numéro du 30 mai 1888 (I : 273)1, lorsqu’elle devient Revue internationale, même si elle conserve pendant plusieurs années l’inscription « Matinées espa- gnoles », mais avec des caractères de taille plus petite. Jusqu’à ce moment-là l’en- tête de toutes les pages portait la mention « Les matinées espagnoles » ; depuis le numéro cité il est remplacé par celui de « Revue internationale ». Cependant, peu de choses semblent avoir changé : la direction est toujours assurée par le baron Stock et les...

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