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Plurilinguisme dans la littérature française

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Edited By Alicia Yllera and Julian Muela Ezquerra

Ce volume s’intéresse à un phénomène très ancien mais qui a pris une grande ampleur de nos jours : la présence de langues ou dialectes autres que la langue de base du texte littéraire (ici le français). Les douze essais réunis dans ce volume analysent les différentes formes (alternance, assemblage, superposition de codes, etc.) et fonctions (ludique, comique, satirique, parodique, réaliste, esthétique, identitaire, revendicative, etc.) de l’hétérogénéité langagière à l’intérieur d’un même texte littéraire. Ces études s’intéressent à des textes français ou francophones appartenant à des époques différentes, qui vont des textes narratifs et dramatiques du XII e et du XIII e siècles jusqu’à des romans d’écrivains nés dans le dernier tiers du XX e siècle. D’autres chapitres analysent l’œuvre de Rabelais, la comédie du XVII e siècle, un récit de voyages du XVIII e siècle, un roman populaire du XIX e siècle, les romans policiers de Fred Vargas, une pièce inédite d’Hélène Cixous, des romans d’Albert Cohen, d’Ahmadou Kourouma et de Laura Alcoba, ainsi que deux pièces dramatiques de Jean Marc Dalpé.

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Langues, dialectes, patois, jargons et galimatias dans la comédie du XVIIe siècle. De la renaissance de la comédie à la mort de Molière (1629–1673) (Alicia Yllera)

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Alicia Yllera Langues, dialectes, patois, jargons et galimatias dans la comédie du XVIIe siècle. De la renaissance de la comédie à la mort de Molière (1629–1673) 1. Enfin, la comédie revint La comédie1 connaît une importante éclipse pendant les premières déca- des du XVIIe siècle. C’est le moment où triomphe la farce et des troupes italiennes représentent en France des pièces de la commedia dell’arte2. On publie peu de comédies et certaines ne sont que des éditions tardives de pièces du siècle précédent, telles que les œuvres de Larivey parues en 1611, ou bien des farces écrites en vers et divisées en cinq actes, comme les Corrivaux (1612) et Gillette (1619) de Pierre Troterel, qui portent le sous- titre de « comédie facétieuse »3. Sans doute, toutes les œuvres jouées ne furent pas publiées, ce qui montre le faible intérêt pour un genre qui ne connaîtra un véritable succès qu’à la fin des années 20 avec deux jeunes auteurs, Jean de Rotrou et Pierre Corneille. Nous n’avons conservé aucune comédie d’Alexandre Hardy, figure clé du théâtre français de l’époque, mais nous savons qu’il en a composées4. La comédie était considérée comme un genre inférieur à la tragédie. Elle 1 Il n’est pas toujours facile de distinguer la comédie de la tragi- comédie...

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