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L’arme biologique japonaise, 1880–2010

Réalités historiques et anatomie de la mémoire

Arnaud Doglia

L’arme biologique est développée et utilisée par le Japon entre les années 1920 et 1945. Figure de proue de ce programme, l’Unité 731 sera jusqu’à la fin de la guerre le noyau d’un réseau d’unités de guerre bactériologique et chimique responsable d’innombrables atrocités et d’expériences médicales. Les origines de cet armement remontent pourtant aux années 1880. Quels présupposés scientifiques et idéologiques ont pu décider de l’institutionnalisation d’un tel projet ? Que sont ensuite devenus les maîtres d’œuvre de ces recherches ? Cet ouvrage montre comment la majorité des participants se murent dans le silence après 1945, et pourquoi les principaux scientifiques responsables se réinventent comme des pionniers à la fin de la guerre, totalement dénués de remords. Pourtant, dans le Japon de l’après-guerre qui tourne le dos au militarisme, certaines voix s’élèvent pour relater la mise en place bureaucratique d’institutions et la pratique expérimentale et militaire faite sur certaines populations. Ces discours certes diffus mais continus amèneront les Japonais à découvrir les véritables activités de l’Unité 731.

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Je tiens à présenter ma gratitude à celles et ceux qui m’ont accompagné dans la rédaction du présent ouvrage. Cette liste est loin d’être exhaustive, mais les personnes mentionnées ci-dessous ont toutes contribué, à leur manière, à son élaboration. En Suisse, mes pensées vont aux professeurs Pierre-François Souyri, Nicolas Zufferey et Samuel Guex, de l’Université de Genève qui, au travers de nombreuses discussions et collaborations, m’ont permis de confronter mes hypothèses de recherche. Toujours à Genève, je remercie Christine Chevallier, Oliver Constable, Stephan Davidshofer et Phung Tran. Mes remerciements à Paris vont à Arnaud Nanta, Jean-Michel Butel, Laurent Nespoulous, Arthur Mitteau, et au professeur Philippe Bossi. À Cam- bridge, merci à Barak Kushner pour ses conseils et sa disponibilité. Au Japon, je suis particulièrement redevable aux professeurs Iwasaki Minoru, Kinoshita Naoyuki et Alan Christy. Hors du monde académique japonais, merci notamment à Ogasarawa Ikuya, Okumura Isao et Natsuyo, Onizawa Mamoru, Hiroshima Toru, Fujita Mayori et Hatakeyama Tomomi. Mes plus vifs remerciements vont aussi à la Fondation Boninchi de Genève et à la Japan Foundation sans lesquelles deux séjours de recherche au Japon n’auraient pas été possibles. Merci également à la Société Acadé- mique de Genève pour le financement de ma participation à un colloque international. Toujours dans une note institutionnelle, je suis également redevable à monsieur Ogawa, du Parti communiste japonais, pour son aide dans les archives de Akahata. Merci enfin à Felicia Jerie, Colette et Jean-François Doglia, et Marie-Françoise Guillermin pour leur soutien et leur...

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