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Langage et dynamiques du sens

Études de linguistique ibéro-romane

Edited By Sophie Azzopardi and Sophie Sarrazin

Quels sont les mécanismes à l’œuvre dans la production de sens ? Quelles dynamiques entrent en jeu dans les phénomènes d’évolution sémantique ? De quelle façon interviennent les divergences de sens entre éléments génétiquement apparentés de deux langues du domaine ibéro-roman ? Faisant suite au Colloque International de Linguistique Ibéro-romane de Montpellier (mai 2013), cet ouvrage entend apporter des réponses à ces questions au cœur de la recherche linguistique de ces dernières décennies en rassemblant des contributions qui interrogent des phénomènes linguistiques des deux principales langues du domaine ibéro-roman, l’espagnol et le portugais, à partir de cadres théoriques diversifiés tels que la sémantique formelle, la pragmatique, l’approche variationniste ou encore la linguistique de corpus. Les auteurs abordent les relations entre structurations mentales et structurations sémantiques, analysent les mécanismes de construction du sens au sein d’interactions langagières ou en lien avec l’environnement discursif mais aussi des phénomènes de variations discursives, phonétiques et graphiques. Tous mettent en évidence un des aspects des dynamiques du sens au cœur du langage afin de les saisir dans leur perpétuel mouvement.
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SOPHIE AZZOPARDIUniversité Paris-Diderot, CLILLAC-ARPSOPHIE SARRAZIN« Praxiling », Université Paul-Valéry de Montpellier-CNRS

L’approche dynamique du sens a pris ces dernières décennies une ampleur considérable en proposant des réponses à une question cruciale de la recherche linguistique : celle de la variabilité sémantique. Cette variabilité s’observe à plusieurs niveaux : en synchronie avec la polysémie ; en diachronie avec les phénomènes d’évolution sémantique ; en linguistique contrastive avec les divergences de sens entre éléments génétiquement apparentés.

Les linguistiques cognitives, la linguistique variationniste ou la linguistique interactionnelle, avec des ouvrages fondateurs comme ceux de Langacker (1987), Fauconnier (1997), Benveniste (1966), Ducrot (1998) ou Culioli (1999), ainsi que les modèles morphodynamiques inspirés par R. Thom, ont envisagé la question du sens à partir de mécanismes relationnels, qui imposent de regarder le sens non comme un donné mais comme un construit ou tout du moins un produit complexe. Ces approches mettent en avant l’importance de la prise en compte des liens entre la partie et le tout dans le calcul du sens (l’unité linguistique et l’énoncé, l’énoncé et le type discursif, l’énoncé et le contexte de production, le linguistique et le cognitif), conçoivent l’énonciataire comme co-constructeur du sens et font de la variation une dimension inhérente au langage. Quoique distinctes par leurs objets d’études, leurs méthodologies et leurs modélisations, elles n’en restent pas moins profondément liées par une...

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