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European Voices in the Poetry of W.B. Yeats and Geoffrey Hill

Edited By Ineke Bockting, Jennifer Kilgore-Caradec and Elizabeth Muller

«The duty of the present is neither to copy nor to deny the past but to resurrect it», wrote W.H. Auden in 1948. The European voices that William B. Yeats and Sir Geoffrey Hill choose to resurrect reflect their shared hope in the future of humanity, as the essays in this book demonstrate. From Greek and Roman voices, through the Italian Renaissance and into our troubled present, these poets use myth, as Auden suggested, «to make private experiences public» and «public events personal». They write about the past to maintain continuity and provide the transmission of cultural values or to avoid the repetition of atrocities. As visionary poets, their talents at reviving the poetic voice captivate and inspire. The essays in this volume elucidate both their poetic vision and resistance.
The chapters in this book derive from an international conference on Yeats and Hill that took place at the Institut Catholique de Paris in 2013. They are preceded by abstracts and a general introduction in French.
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The ‘Pindarics’ as Enigma Variations: Pavese and Hill in formal conversation

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Dans l’œuvre de Hill, le personnage fictif de ‘Pavese’, à la fois poète, romancier, biographe et traducteur représente la figure de ‘l’autre’ qui, ainsi que cet article le démontre, reste une énigme. ‘Pavese’, ne pouvant être appréhendé totalement, n’est pas représentable d’une façon univoque, et, par conséquent, son personnage n’est qu’ébauché. Hill rend compte de cette dimension hermétique par l’utilisation d’une forme poétique, plutôt immédiate qu’intermédiaire, mais capable de créer un lien entre cet ‘autre’ énigmatique et le ‘je’ avec lequel il tente de communiquer. Dans cette perspective, le choix de l’ode pindarique prend tout son sens : l’ode est elle-même une métaphore des formes et de la logique qui régissent ce rapport entre le ‘je’ et ‘l’autre’. Cette métaphore, sorte d’éclat microcosmique dans lequel on retrouve la logique interne de cette interaction, est elle-même sous-tendue par la forme structurelle de l’ode pindarique qui sert de macro métaphore d’une ‘conversation’ aux sujets variés tels que le sexe, la communication, le dialogue sur la culture ou la littérature. L’épode pindarique peut en figurer le silence car notre rapport à l’altérité est vécu comme une approche musicale, autrement dit comme une acceptation de l’autre en tant que phénomène non assujetti au monde extérieur mais qui existe par lui-même ainsi que la musique. L’altérité mystérieuse, peut servir de miroir pour...

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