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Pratiques et représentations sociales des langues en contexte scolaire plurilingue

Étude comparée de la Dominique et de Sainte-Lucie

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Stella Cambrone-Lasnes

Dans quelle mesure une étude comparée des pratiques et représentations des langues chez des acteurs scolaires (enseignants, élèves, parents d’élèves et représentants institutionnels) permet-elle d’identifier les facteurs relatifs à l’introduction ou non à l’école de la langue dite nationale – le créole à base lexicale française ? À quel point est-il pertinent de l’introduire dans le système éducatif anglophone de petits États-nations en développement comme la Dominique et Sainte-Lucie – caractérisés par une dynamique sociale et culturelle où conflit et contact de langues (anglais, créoles, chinois, français, espagnol, hindi, garifuna et/ou kokoy) rythment la vie quotidienne des locuteurs ? Comment l’école peut-elle favoriser un meilleur apprentissage du vivre ensemble ? Pour mener à bien cette recherche-action, l’étude s’inscrit dans une approche expérimentale de type hypothético-déductive. Elle propose des pistes de réflexion pour améliorer le partenariat langue officielle / langue nationale dans un contexte scolaire caractérisé par des pratiques bi-plurilingues.
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Préface

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Dans son ouvrage Pratiques et représentations sociales des langues en contexte scolaire plurilingue, Stella Cambrone-Lasnes s’appuie sur un contexte insulaire plutôt méconnu en Europe, celui de deux îles de la Caraïbe, les îles de la Dominique et de Sainte Lucie, situées à la rencontre des deux continents américains, l’un dominé par l’anglais des États-Unis, l’autre par l’espagnol sud-américain, territoires encadrant la Guadeloupe et la Martinique, départements de l’Outre-mer français. Ces deux îles signent leur histoire coloniale et leur identité propre par l’usage d’un créole à base lexicale française et d’un anglais vernaculaire, et, pour la Dominique, d’une langue amérindienne vernaculaire – le garifuna – et d’un créole à base anglophone – le kokoy. La mondialisation y impose aussi son paysage linguistique spécifique avec le chinois, le créole haïtien et le hindi des immigrants. Le cadre théorique adopté est donc à juste titre celui du plurilinguisme.

Pour analyser cette situation des plus complexes en questionnant la continuité entre les univers familiaux et scolaires et en participant au débat sur la langue des apprentissages dans le cadre de l’enseignement primaire et secondaire, Stella Cambrone-Lasnes se livre à une analyse des représentations et des discours des acteurs dans la classe de langue.

Elle mobilise de façon exemplaire les concepts de la sociolinguistique qui permettent d’interpréter un contexte plurilingue (langues / dialectes / patois ; bilinguisme et diglossie ; interférence, emprunt ; usage de l’alternance codique ; ins...

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