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Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques des Psaumes

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Marie-Anne Vannier

Cet ouvrage renouvelle les études relatives aux commentaires patristiques des Psaumes, en prenant en compte l’apport du Judaïsme que les Pères connaissaient et qui marque leur interprétation du texte biblique, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs. Alors que l’on parle souvent de l’antijudaïsme des Pères de l’Église, les commentaires de l’Écriture qu’ils ont proposés, et en particulier ceux des Psaumes, montrent, au contraire, à quel point les Pères étaient marqués par le Judaïsme, dans leurs méthodes d’exégèse. Sans doute les Psaumes sont-ils davantage encore l’héritage commun du Judaïsme et du christianisme, comme l’a compris Augustin, qui entend, dans les Psaumes d’Asaph, la voix de la synagogue. Il n’en demeure pas moins que cet héritage commun permet une synergie entre les deux communautés, comme en témoigne, de manière éloquente, Maxime le Confesseur dans son Commentaire du Psaume 136, en dépit des différences d’interprétation qui existent.
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Le Psaume 2 est-il messianique ? La réponse de Midrash Tehillim

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Le contenu du psaume 2 est bien connu. Il commence par décrire l’agitation vaine des Nations et de leurs rois qui se dressent contre l’Eternel et contre son Oint (meshio). Ils veulent se libérer de liens et de cordes et Dieu réagit en riant et en manifestant sa colère. Il consacre également un roi sur la montagne de Sion. Dieu présente ainsi ce roi : « Tu es mon fils, c’est moi qui aujourd’hui t’ai engendré. » Il lui donne la souveraineté sur les Nations qu’il brisera ou broiera. Les rois du début sont incités à craindre Dieu de peur qu’il les punisse. Le psaume se termine par une louange de ceux qui ont confiance en Dieu.

Ce rapide résumé donne une impression de clarté qui ne reflète pas les difficultés nombreuses, linguistiques ou sémantiques, que pose l’original hébreu. Le verbe rageshu, que l’on traduit généralement par « s’agiter », n’a pas un sens clair en hébreu biblique. L’identité de l’Oint contre lequel les Nations se dressent reste à déterminer. Que sont concrètement les entraves diverses dont elles cherchent à se libérer ? La colère de Dieu est une attitude assez classique dans le contexte biblique, le rire divin l’est beaucoup moins. Le verbe nasakhti, souvent traduit par « j’ai consacré », n’est pas non plus évident à comprendre, le sujet du verbe n’est pas nécessairement Dieu, même si le verset précédent annonce une déclaration de...

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