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Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques des Psaumes

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Edited By Marie-Anne Vannier

Cet ouvrage renouvelle les études relatives aux commentaires patristiques des Psaumes, en prenant en compte l’apport du Judaïsme que les Pères connaissaient et qui marque leur interprétation du texte biblique, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs. Alors que l’on parle souvent de l’antijudaïsme des Pères de l’Église, les commentaires de l’Écriture qu’ils ont proposés, et en particulier ceux des Psaumes, montrent, au contraire, à quel point les Pères étaient marqués par le Judaïsme, dans leurs méthodes d’exégèse. Sans doute les Psaumes sont-ils davantage encore l’héritage commun du Judaïsme et du christianisme, comme l’a compris Augustin, qui entend, dans les Psaumes d’Asaph, la voix de la synagogue. Il n’en demeure pas moins que cet héritage commun permet une synergie entre les deux communautés, comme en témoigne, de manière éloquente, Maxime le Confesseur dans son Commentaire du Psaume 136, en dépit des différences d’interprétation qui existent.
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Les Psaumes dans le De fide catholica contra Iudaeos d’Isidore de Séville : analyse de quelques passages

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Dans le cadre d’un volume consacré à l’influence du judaïsme dans l’exégèse patristique des psaumes, cet article risque de paraître un peu hors sujet : il y sera bien question de judaïsme et d’exégèse patristique des psaumes, mais pas vraiment d’influence. En effet, dans son traité Sur la foi catholique contre les juifs (De fide catholica contra iudaeos), Isidore de Séville prétend d’adresser aux juifs, mais il les interpelle plus qu’il ne dialogue avec eux. Ses apostrophes aux juifs semblent purement rhétoriques : il est fort plausible qu’il n’en ait jamais rencontré en chair et en os et, comme l’a montré W. Drews1, il n’est même pas sûr qu’il ait cherché à être lu par eux. En fait, son ouvrage semble moins destiné à convertir les juifs qu’à affermir les chrétiens en leur exposant les principes de la foi catholique.

Parmi les nombreux arguments qui ont amené W. Drews à cette conclusion, apparemment paradoxale mais convaincante, se trouve précisément le texte des psaumes. En effet, bien qu’Isidore connaisse la traduction de Jérôme sur l’hébreu, il y recourt rarement. Pour tout dire, il choisit la version des psaumes qui correspond le mieux aux besoins de sa démonstration, même quand cette version est très éloignée de ce que pouvait lire et comprendre un juif de son époque. W. Drews ne s’étend pas beaucoup sur ce point, mais sa remarque est particulièrement int...

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