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L’évaluation des compétences professionnelles

Une mise à l’épreuve expérimentale des notions et présupposés théoriques sous-jacents

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Florian Chenu

Comment évaluer une compétence ? Comment garantir que la performance d’un individu dans une situation d’évaluation se répétera dans une autre situation ? Ces questions sont au cœur du présent ouvrage, réécriture d’une thèse de doctorat en sciences de l’éducation consacrée à l’évaluation des compétences professionnelles. On y suit l’évolution d’une réflexion scientifique à propos des notions et présupposés théoriques qui fondent les recommandations méthodologiques en matière d’évaluation des compétences. Au fil de l’ouvrage, cette réflexion instaure un va-et-vient continu entre la littérature relative à ces questions et une démarche expérimentale appelant des analyses qualitatives et des analyses quantitatives à propos des idées et concepts issus de cette littérature. Deux dimensions sont particulièrement discutées : la notion de famille de situations et le lien présupposé entre performance et réflexivité. Dans ce cadre, les apports du courant de la didactique professionnelle sur la question de l’évaluation des compétences sont mis à l’épreuve.
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Chapitre 2

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A PROPOS DE L’OBJECTIVITÉ DU REGROUPEMENT DE SITUATIONS EN FAMILLES

«La perception n’est pas le constat d’une réalité objective, elle est la négociation d’une présence au monde.»

(Derrick de Kerchove, sociologue)

Dans le premier chapitre, il a été expliqué que mettre en place un dispositif expérimental dans le but de valider la méthodologie de la réflexivité garante de la transférabilité nécessite de spécifier deux situations A et B appartenant à la même famille. Ce premier chapitre a également permis de voir que la notion de famille de situations est au cœur de la notion de compétence: l’étendue d’une famille permet d’appréhender l’ampleur du caractère inédit et complexe que prennent les situations dans lesquelles une compétence est censée se mobiliser. Cependant, les propos de Crahay (2002, 2005), Rey (1996) et Perrenoud (2010) qui ont été rapportés incitent à être prudent dans l’utilisation de la notion de famille de situations. En effet, il ne semble pas aller de soi que le regroupement de situations en familles puisse être opéré de manière objective et peu ou pas discutable.

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