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L’ironie dans la presse satirique

Etude sémantico-pragmatique

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Elena Siminiciuc

L’auteure de cet ouvrage avance des hypothèses nouvelles à propos d’une figure du discours particulièrement répandue, l’ironie, étudiée à partir d’exemples authentiques issus pour l’essentiel de la presse satirique. Une riche discussion critique de l’ensemble des théories rhétoriques, sémantiques, pragmatiques développées sur la question de l’ironie permet de tisser des ponts entre les époques et les approches, de mettre en perspective les outils et les cadres théoriques qui ont été échafaudés pour cerner cet objet labile, dont la compréhension a intrigué tant les rhétoriciens de l’antiquité que les linguistes contemporains. L’hypothèse défendue par l’auteure consiste à faire de l’ironie un phénomène bidimensionnel, comportant une facette énonciative et une facette argumentative. L’analyse minutieuse de chacune de ces deux facettes, à l’aide des outils de la théorie argumentative de la polyphonie et de la théorie des blocs sémantiques, lui permet de trancher les débats qui divisent la communauté des pragmaticiens ironologues.
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Conclusions générales

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L’ironie est une figure d’interprétation conditionnée surtout et avant tout par la perspective à travers laquelle on la regarde. Par perspective, j’entends toute une série de facteurs qui rentrent en ligne de compte lorsqu’on lit ou on perçoit un énoncé comme ironique. Il s’agit d’un phénomène de modelage culturel et sociétal, individuel qui peut varier d’une époque à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un individu à l’autre. En même temps, l’ironie est un concept théorique comme le témoignent les termes d’ironie socratique, dramatique, de situation. L’ironie est également un phénomène pluri-sémiotique qui se manifeste à travers une variété de matériaux : verbal, non-verbal, para-verbal.

Le prisme à travers lequel on choisit de voir une situation de vie quotidienne ou d’interpréter le dire d’un interlocuteur influe sur la réussite ou l’échec de l’ironie.

Quant à moi, j’ai choisi de regarder l’ironie à travers le prisme de la rhétorique, de la pragmatique et de la sémantique, en travaillant essentiellement sur le discours journalistique contemporain. Je suis partie dans cette recherche de l’observation de Schoentjes (2001) sur le caractère protéiforme de l’ironie et j’ai montré l’inutilité d’une démarche définitionnelle qui vise à faire ressortir ses traits nécessaires et suffisants. Voilà les questions auxquelles j’ai tenté d’apporter des réponses satisfaisantes, je l’espère, dans les pages de cette étude.

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