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Enseñar deleitando / Plaire et instruire

Edited By Constance Carta, Sarah Finici and Dora Mancheva

Veinte profesores de siete universidades suizas proponen su propia lectura del principio horaciano de enseñar deleitando a través de un mosaico de textos que difieren en la lengua, en el género y hasta en el alfabeto. Los artículos versan sobre las curiosas y amenas enseñanzas de los eximios maestros y de sus cofrades más humildes, las ideas que emanan de autores consagrados y las de otros que se apartan en cierta medida del canon, las versiones e interpretaciones diversas de textos clásicos conocidos, y el juego intelectual al que se prestan textos modernos menos conocidos.
Vingt professeurs de sept universités suisses proposent chacun une lecture du principe horatien plaire et instruire à travers une mosaïque de textes qui diffèrent par la langue, le genre et même l’alphabet. On trouvera dans cet ouvrage des articles sur les enseignements curieux et plaisants de penseurs illustres ou non, sur les idées d’auteurs consacrés et celles d’auteurs qui s’éloignent, dans une certaine mesure, de l’orthodoxie, sur les versions et interprétations diverses de textes classiques ainsi que sur le jeu intellectuel auquel peuvent se prêter des textes modernes moins connus.
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Marion Uhlig - Deduire et amender : le Josaphaz de Chardri dans les mss. Jesus College 29 et Cotton Caligula A.ix

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MARION UHLIG

Université de Fribourg

Deduire et amender : le Josaphaz de Chardri dans les mss. Jesus College 29 et Cotton Caligula A.IX

Le monde est vieux, dit-on : je le crois, cependant

Il le faut amuser encor comme un enfant.

(LA FONTAINE, « Le pouvoir des fables »)

Le Josaphaz de Chardri propose la seule adaptation anglo-normande de la légende de Barlaam et Josaphat1. Composé au tournant des XIIe-XIIIe siècles à partir de l’Historia latine, comme la majorité des versions françaises continentales du même texte, il s’en distingue par sa forme. Chardri, en effet, renonce à la structure à tiroirs et supprime les fables ainsi que la catéchèse de Barlaam pour ramener le récit à 2’954 octosyllabes2. Cette extrême brièveté, due à ces retranchements spectaculaires comme à la réduction de la longue disputatio à une trentaine de vers, n’a que peu retenu l’attention des critiques. De fait, le texte n’a pratiquement pas été étudié, sans doute en raison de son isolement relatif dans un contexte manuscrit à dominante anglaise qui, de son côté, a captivé les spécialistes de cette littérature3.

Pourtant cet épitomé mérite que l’on s’y arrête, ne serait-ce que pour considérer la curieuse laudatio à laquelle le poète se livre dans le prologue et l’épilogue. Absente de la source latine, l’entrée en matière se révèle plus qu’engageante : non seulement elle fait...

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