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Les médias immersifs informatisés

Raisons cognitives de la ré-analogisation

Marcin Sobieszczanski

Cette étude alliant l’épistémologie du vieux continent à la pragmatique américaine présente une vaste synthèse des recherches et des solutions industrielles dans l’ensemble des médias informatisés. Elle se base sur une hypothèse immersive qui postule le parallélisme entre l’évolution des médias et celle des périphériques d’ordinateurs. Ce livre réactualise l’épistémo-praxéologie cybernétique à l’aune de la neurophysiologie. Les médias sont une externalisation de l’auto-coévolution bio-culturelle où le sujet coévolue avec l’environnement issu de sa propre création. Leur progrès actuel n’est pas le perfectionnement des dispositifs mais l’élaboration de l’ergonomie sensorielle apte à produire des effets cérébraux de l’adhésion aux figures narratives et fictionnelles. Cette tendance technologique culmine dans le phénomène de ré-analogisation.
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Partie 1 – Communication et industrie de l’immersion sensorielle

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Il n’est point anodin que la discipline-carrefour Sciences de l’Information et de la Communication partage avec le bloc interdisciplinaire Sciences Cognitives la même racine : la mouvance intellectuelle appelée la Cybernétique. Que les processus sociaux de la communication, le dialogue, le partage, l’échange, la mise en commun de contenus intellectuels, mais également la pratique des différents médias, soient des activités cognitives, cela relève de l’évidence tellement flagrante que les chercheurs n’y apportent guère d’attention. En revanche, comme le remarque Alain Trognon20, est considéré comme « cognitif » un « conditionnement » particulier voire clinique des processus communicationnels génériques. L’élaboration d’une perspective commune doit attendre, au moins en France, la fin des années 1990. Les travaux français ayant pour but d’impulser des épistémologies connexes, relevant de la cognition et de la communication, sont apparus seulement en 1998–1999, dans le cadre de la cellule « Sciences de la cognition » du CNRS poursuivant les activités du Groupement d’Intérêt Scientifique « Sciences de la cognition » créé en 1995. Là, la communication entre de plain-pied dans le domaine cognitif et les études spécifiques renouent avec les notions bâties dans les années 1950 : medium, vecteur, canal, signal, bruit, en proposant les approches en termes d’« interfaces » ou encore de « situations » et de « véhicules d’information »21. La psychologie des comportements communicationnels est nécessairement cognitive et la prolifération des artefacts informatiques sort les études psychosociologiques de leurs routines...

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