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Les médias immersifs informatisés

Raisons cognitives de la ré-analogisation

Marcin Sobieszczanski

Cette étude alliant l’épistémologie du vieux continent à la pragmatique américaine présente une vaste synthèse des recherches et des solutions industrielles dans l’ensemble des médias informatisés. Elle se base sur une hypothèse immersive qui postule le parallélisme entre l’évolution des médias et celle des périphériques d’ordinateurs. Ce livre réactualise l’épistémo-praxéologie cybernétique à l’aune de la neurophysiologie. Les médias sont une externalisation de l’auto-coévolution bio-culturelle où le sujet coévolue avec l’environnement issu de sa propre création. Leur progrès actuel n’est pas le perfectionnement des dispositifs mais l’élaboration de l’ergonomie sensorielle apte à produire des effets cérébraux de l’adhésion aux figures narratives et fictionnelles. Cette tendance technologique culmine dans le phénomène de ré-analogisation.
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Partie 5 – Hypothèse immersive : médias en tant qu’externalisation du cerveau

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Nous avons jusqu’à présent analysé le contexte de l’industrialisation de la sensorialité humaine dans le cadre de l’évolution de l’industrie informatique, pour ensuite parler de la perception et de la cognition, sous l’angle de la conscience et de la mémoire, dans les environnements immersifs informatisés. Le cas le plus flagrant de l’évolution des dispositifs de ce type est donné par le passage du cinéma classique vers le cinéma et vers la vidéo 3D et multiscreen, à architecture circulaire et à inclusion du spectateur.

A présent, nous allons aborder les dispositifs immersifs interconnectés qui depuis la fin des années 1990 apparaissent en tant que prototypes des médias immersifs et aujourd’hui en tant que moyens de communication qui équipent nos espaces de travail, nos bureaux et salles de conférence, pour finalement verser dans des formes qui permettront leur démocratisation et leur ubiquité.

Quand on aborde les médias constitués, consolidés dans des us sociaux et des pratiques, on ne peut pas se soustraire à une certaine corrélation épistémologique qui s’installe nécessairement entre, d’un côté, les caractéristiques des médias et des outils de communication et, d’un autre côté, les contenus, les signes qui s’acheminent et s’échangent à l’intérieur de ces dispositifs. Ce « calibrage » sémiologique des médias opère aussi bien sur le plan de l’aspect physique du signe que sur le plan des contenus intellectuels, de...

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