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Interprétations postcoloniales et mondialisation

Littératures de langues allemande, anglaise, espagnole, française, italienne et portugaise

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Edited By Françoise Aubès, Silvia Contarini and Jean-Marc Moura

Cet ouvrage réunit les travaux de spécialistes de la critique et des littératures postcoloniales de pays de langues romanes (aires francophone, hispanophone, italophone, lusophone) ainsi que de pays d’aires germanophone et anglophone. Il a pour but de confronter les spécificités critiques et méthodologiques propres à chaque aire linguistique, de dresser ensuite un premier bilan comparé des différentes interprétations et théories postcoloniales et enfin d’envisager les perspectives qui s’ouvrent aux études postcoloniales dans un monde global.
Les auteurs ont donc voulu d’une part comparer et entrecroiser les approches et les situations abordant les littératures dans un cadre mondial, et d’autre part, sur ces bases, décrire les possibles évolutions des études postcoloniales, en dehors et au-delà du domaine anglophone où elles ont pris naissance.
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Fantômes intimes : mémoires d’Afrique dans la littérature portugaise contemporaine

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← 108 | 109 → MARGARIDA CALAFATE RIBEIRO

Centro de Estudos Sociais – Université de Coimbra

Fantômes intimes : mémoires d’Afrique dans la littérature portugaise contemporaine

L’expression artistique dans toutes ses variantes a été, tout au long de l’histoire, un espace d’interaction réfléchie qui légitime, interroge ou questionne le pouvoir. Dans les systèmes de matrice dictatoriale, comme celui d’où le Portugal a émergé au XXe siècle, la littérature a toujours été, malgré la censure, l’espace d’interrogation à la recherche d’autres vérités, d’autres récits, d’autres mémoires. Après le 25 avril 1974, on aurait pu croire, presque intuitivement, que tous les thèmes seraient amplement discutés, cependant l’Empire, la guerre coloniale qui y a mis fin, la décolonisation qui a suivi avec le retour de milliers de gens au Portugal, ont constitué une sorte de mémoire passée sous silence, une mémoire dérangeante, difficile à assumer autant qu’à élaborer par le nouveau Régime. Les causes du silence sur l’Afrique avant et après le 25 avril sont de nature différente, mais aujourd’hui, quarante ans après ce 25 avril 1974, il est possible de réfléchir aux modes, aux processus et au temps qu’il a fallu à la société portugaise pour négocier ce qu’il fallait oublier et ce dont il importait de se remémorer – de la dictature, de l’Afrique, de la guerre coloniale pour, à partir de ce pacte entre...

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