Show Less
Restricted access

Une figure de l’expansion

La périphrase chez Charles Baudelaire

Series:

Federica Locatelli

L’enjeu de cet essai est d’entrer dans la poétique de Baudelaire par la voie du langage, spécifiquement par l’analyse d’une figure rhétorique dont la fréquence témoigne d’une nouvelle attitude poétique : la périphrase. Célébrée en tant que source du sublime par Aristote et Longin, mais successivement délaissée, au fil des siècles, en tant qu’instrument anodin de l’ornatus, la figure assume une dignité nouvelle sous la plume de Baudelaire : figure d’expansion par excellence – lexicale, syntaxique et sémantique – la périphrase est exploitée en tant qu’outil propice à l’extension des confins de la poésie, au niveau de forme comme du contenu.
La fréquence et la pertinence de la périphrase chez Baudelaire donnent à voir l’essence de la quête littéraire moderne, à savoir l’aporétique recherche de l’Inconnu. Intimement liée au faire (poïein) poétique, elle conduit à nous interroger sur le sens du langage, ou plutôt sur la question du sens que le geste artistique laisse en suspens. Comme l’écrit Michel Deguy, en introduisant notre parcours par une préface, « la poésie (la périphrase) nomme, appelle périphrastiquement l’Inconnu. Elle y plonge, dit Baudelaire ».
Show Summary Details
Restricted access

Remerciements

Extract



Je tiens à remercier les nombreuses personnes qui m’ont soutenue dans ce travail, grâce à leur savoir et à leur passion.

Je remercie, en premier lieu, Sergio Cigada, mon maître, auquel tous mes travaux sont et seront dédiés.

Ma gratitude va aussi à Michel Deguy, qui m’a toujours soutenue et qui a choisi d’introduire mon livre avec une magnifique réflexion sur «l’admirable faculté de la poésie».

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.