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« Tout le talent d'écrire ne consiste après tout que dans le choix des mots »

Mélanges d'études pour Giuseppe Bernardelli

Edited By Enrica Galazzi, Marisa Verna and Maria Teresa Zanola

Depuis les années 1960, maintes générations d’étudiant(e)s et de nombreux collègues ont pu apprécier les qualités humaines et scientifiques de Giuseppe Bernardelli. Ce volume d’hommage se propose comme une preuve d’un dialogue toujours vivant, sur les deux côtés de la littérature et de la linguistique, autour de cette passion pour « les mots », manifestée par l’enseignement et par les études que Bernardelli a toujours menées avec finesse et acribie. D’où le titre de ces mélanges : « Tout le talent d’écrire ne consiste après tout que dans le choix des mots » (Gustave Flaubert, À Louise Colet, 22 juillet 1852)
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Le dernier bouffon hugolien dans le Théâtre en liberté

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Niais qui m’avez cruUn héros, […](Torquemada, acte IV, scène I, v. 1907-1908)

1.Les drames de l’époque militante

Le personnage du fou de cour est une image récurrente dans l’œuvre de Victor Hugo depuis ses premiers essais dans la carrière littéraire. Si la figure du bouffon évoque immédiatement celle de Triboulet dans Le roi s’amuse, bien d’autres exemples appartenant à ce type dramatique peuvent se repérer dans le théâtre de Hugo, surtout dans ses premières pièces : tant Cromwell que Marion Delorme contiennent déjà un certain nombre de créations intéressantes de ce point de vue1. ← 19 | 20 →

Dans Cromwell2 le personnage du bouffon est même multiplié : les quatre fous de Cromwell forment dans la pièce un groupe peu différencié, mais doué d’une valeur symbolique remarquable. Leur présence, peu significative au niveau dramatique, s’apparente à celle d’une sorte de chœur burlesque, qui reste en marge de l’action, s’accaparant surtout le rôle d’observateur et de commentateur des événements qui constituent l’intrigue. Leur entrée en scène correspond toujours à une interruption dans l’action, à une pause consacrée à une synthèse commentée de faits antécédents ou imminents ; les fous ont également la fonction d’introduire le comique et le divertissement dans le tissu du drame, en accord avec le principe du mélange des genres et des tons proclamé dans la Préface. Le r...

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