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L’autre visage du supportérisme

Autorégulations, mobilisations collectives et mouvements sociaux

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Edited By Thomas Busset, Roger Besson and Christophe Jaccoud

Fruit d’un colloque scientifique organisé en septembre 2012 à l’Université de Neuchâtel, le présent ouvrage aborde la question du supportérisme de football sous des angles encore peu explorés. Il porte sur les modes d’organisation des supporters et leur capacité à juguler les manifestations extrémistes ou à défendre des intérêts communs vis-à-vis des clubs, des fédérations et des instances publiques. Les contributions, qui concernent des contextes géographiques différents (Argentine, Belgique, Croatie, Egypte, France, Roumanie et Suisse), amorcent une réflexion plus générale sur la constitution de réseaux d’acteurs nationaux et internationaux, et sur les dynamiques à l’œuvre dans les stades. En effet, le supportérisme change de visage. Aujourd’hui, les supporters ne se contentent plus de soutenir leur équipe favorite, mais ils formulent aussi des revendications sur des objets qui les concernent directement (aménagement des stades, législations spécifiques, etc.).
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La violence dans le football en Argentine: la réaction citoyenne face aux barras bravas: Diego Murzi et Fernando Segura M. Trejo

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La violence dans le football en Argentine: la réaction citoyenne face aux barras bravas

Diego MURZI et Fernando SEGURA M. TREJO

L’Argentine a le triste privilège de figurer parmi les pays où le nombre de morts liés au football est l’un des plus élevés au monde. De 1922 à 2012, on a dénombré 271 décès causés directement par les violences dans ou à la sortie des stades, ou constituant le dénouement tragique de troubles ayant eu leur racine dans le football1. Parmi ces décès, 157 se sont produits depuis le retour de la démocratie en 1983, soit en moyenne six morts par an. En d’autres termes, il meurt en Argentine une personne tous les deux mois suite à des incidents dans le football.

Cette violence constitue un phénomène aux multiples facettes. Or, de tous les acteurs qui concourent à faire du football un espace de violence, il y en a un que l’opinion désigne comme le principal responsable: les barras bravas, nom donné en Argentine aux groupes organisés de supporters violents (Alabarces 2005). Nées dans les années 1960, les barras bravas se sont développées dans le contexte de la mercantilisation du football argentin. Porteuses d’une image liée à la délinquance, à la violence et à la corruption, poursuivies par la justice et diabolisées par les médias, les barras bravas sont devenues un acteur incontournable, et ce en...

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