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Nouvelles perspectives sur l’anaphore

Points de vue linguistique, psycholinguistique et acquisitionnel

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Marion Fossard and Marie-José Béguelin

Longtemps limitée à une simple perspective textualiste, l’anaphore a, ces vingt dernières années, été l’enjeu de nombreux travaux influencés par les forts courants de la linguistique du discours ainsi que par les approches cognitives, pragmatiques et, plus récemment encore, interactionnelles de la référence. Phénomène discursif éminemment complexe, l’anaphore met en jeu des mécanismes informationnels, mémoriels et inférentiels variés, que de nombreux modèles, linguistiques et psycholinguistiques, ont cherché à capter.
Le propos du présent ouvrage est double : proposer un bilan épistémologique mettant au jour, parmi les modèles et approches proposés, ceux qui ont résisté au temps (et aux modes) ; pointer les aspects du phénomène anaphorique qui nécessiteraient des investigations complémentaires. En abordant l’anaphore de manière interdisciplinaire, ce livre vise aussi à décloisonner des domaines de recherche qui trop souvent s’ignorent : il rétablit le dialogue entre approches linguistiques, psycholinguistiques et acquisitionnelles, tout en faisant place aux perspectives orientées vers la logopédie et le TAL (Traitement Automatique du Langage).
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Avant-propos

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Les éditrices du présent volume n’auraient peut-être jamais eu l’occasion de collaborer, ni même d’échanger des informations à propos de leurs travaux respectifs, si elles n’avaient occupé, dans l’annexe « ruelle Vaucher 22 » de l’Université de Neuchâtel, des bureaux contigus… ? À l’évidence, la topographie des locaux mis à disposition par l’université ne demeure pas sans effets sur le devenir de la recherche scientifique, ce dont témoigne la genèse du présent volume.

Tout a commencé le jour de novembre 2010 où Marion Fossard – auparavant professeure adjointe à l’Université Laval (Québec) – est arrivée à l’Université de Neuchâtel pour y occuper, à l’Institut des Sciences du langage et de la communication, une chaire d’orthophonie-logopédie nouvellement créée. Elle-même et son équipe se sont installées dans les bureaux jouxtant ceux qui, depuis 2008, abritaient le groupe de recherche animé par Marie-José Béguelin, alors professeure ordinaire de linguistique française et directrice de l’Institut1. Dès ce moment, les échanges informels entre l’équipe de logopédie et celle de linguistique française, sur le pas de porte des bureaux ou autour de la machine à café, ont joué un rôle de catalyseur, faisant émerger une réflexion et un projet communs.

Certes, les deux nouvelles collègues venaient d’horizons scientifiques différents (psycholinguistique expérimentale d’une part, linguistique descriptive du français d’autre part), mais elles s’étaient toutes deux intéressées de près à la thématique de l’anaphore...

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