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Nouvelles perspectives sur l’anaphore

Points de vue linguistique, psycholinguistique et acquisitionnel

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Edited By Marion Fossard and Marie-José Béguelin

Longtemps limitée à une simple perspective textualiste, l’anaphore a, ces vingt dernières années, été l’enjeu de nombreux travaux influencés par les forts courants de la linguistique du discours ainsi que par les approches cognitives, pragmatiques et, plus récemment encore, interactionnelles de la référence. Phénomène discursif éminemment complexe, l’anaphore met en jeu des mécanismes informationnels, mémoriels et inférentiels variés, que de nombreux modèles, linguistiques et psycholinguistiques, ont cherché à capter.
Le propos du présent ouvrage est double : proposer un bilan épistémologique mettant au jour, parmi les modèles et approches proposés, ceux qui ont résisté au temps (et aux modes) ; pointer les aspects du phénomène anaphorique qui nécessiteraient des investigations complémentaires. En abordant l’anaphore de manière interdisciplinaire, ce livre vise aussi à décloisonner des domaines de recherche qui trop souvent s’ignorent : il rétablit le dialogue entre approches linguistiques, psycholinguistiques et acquisitionnelles, tout en faisant place aux perspectives orientées vers la logopédie et le TAL (Traitement Automatique du Langage).
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L’anaphore à petits pas : remarques sur le pronom celui-ci anaphorique: Georges Kleiber

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L’objectif de notre étude sera très restreint. Non seulement nous n’aborderons que le pronom démonstratif celui-ci et laisserons donc de côté son « collègue » celui-là, mais nous apporterons à notre analyse une limitation double supplémentaire : premièrement, en nous cantonnant à celui-ci anaphorique2 et, deuxièmement, en n’essayant de répondre qu’à une seule des questions que pose celui-ci anaphorique, celle de la pluralité inclusive qu’on lui assigne habituellement. Un tel rétrécissement domanial a de quoi surprendre, puisqu’en 1991 (repris dans Kleiber, 1994) nous avions choisi le cap opposé, celui de traiter de manière globale la problématique référentielle des pronoms démonstratifs celui-ci et celui-là. Les raisons d’un tel revirement sont de deux ordres. Il s’explique, d’une part, par notre souci d’éviter une répétition fastidieuse des résultats de notre analyse passée et, d’autre part, par la conviction, renforcée par des études de « terrain » plus récentes sur l’adjectif démonstratif (Kleiber, 1998 ; 2005 et 2006), que, pour ce type de marqueurs référentiels, il est préférable de ne s’attaquer au départ qu’à un problème précis, parce que la multiplicité des paramètres entrant en jeu dans leur fonctionnement et leur imbrication ne sont maî ← 261 | 262 → trisables par une approche générale que si elle les a préalablement reconnus et contrôlés. La preuve en a été apportée par les nombreuses critiques qu’a suscitées notre...

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