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Les Fenians d’Irlande

Une lecture du nationalisme révolutionnaire irlandais

Sophie Ollivier

Cet ouvrage met en lumière le rôle joué par l’organisation révolutionnaire feniane, appelée Irish Republican Brotherhood (IRB), depuis sa création en 1858 jusqu’à sa dissolution en 1924. Après un survol de l’histoire de l’île, depuis l’Irlande libre jusqu’à son asservissement par l’Angleterre, un premier volet concerne l’insurrection des « Irlandais-Unis » (1798) et celle des « Jeunes-Irlandais » (1848). Ce sont des jalons qui mènent aux Fenians. A partir du chapitre III, l’auteur retrace les différentes étapes des luttes des nationalistes révolutionnaires fenians pour conquérir l’indépendance de l’Irlande et analyse l’impact des deux insurrections qu’elle a organisées, en 1867 et en 1916. Un second volet présente diverses facettes du fenianisme : ses rapports avec les sociétés agraires, l’Église catholique et les mouvements révolutionnaires de l’époque en Europe, sa passion des commémorations, sa conception de la révolution à travers les écrits de certains de ses chefs, de Yeats et de Seán O’Casey, et enfin son républicanisme. Les révisionnistes rejettent la vision héroïque des luttes révolutionnaires fenianes.
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Chapitre IX: Les Fenians et la langue gaélique

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← 128 | 129 → Chapitre IXLes Fenians et la langue gaélique132

Le gaélique, issu de l’ancien celtique, comprend le gaélique d’Irlande, le gaélique d’Écosse (ou erse), qui fut introduit dans le pays par les Scotti venus d’Irlande, et le mannois ou manx, parlé dans l’île de Man jusqu’au début du XXe siècle. Le brittonique, qui est une autre branche de l’ancien celtique, comprend le breton, le gallois et le cornique parlé en Cornouailles jusqu’au XVIIIe siècle.

Au VIIe siècle, en Irlande, les deux langues de l’élite cultivée sont le latin et le gaélique, transcrit en caractères latins. Après l’invasion anglo-normande, la langue de l’aristocratie est le français. C’est dans cette langue que furent rédigés les statuts de Kilkenny. Vers le XIIIe siècle le français est remplacé par une langue appelée Hiberno-English. Elle est employée par une minorité tandis que le gaélique reste la langue de la majorité. D’ailleurs, de nombreux barons normands parlaient irlandais. À partir du XVIe siècle, les gouverneurs de l’Irlande sont des Anglais nés en Angleterre et, avec les plantations et la colonisation de l’Ulster, l’anglais de la minorité dominante est l’anglais moderne, qui diffère de l’anglais parlé par les colons anglo-normands. Au XVIIe siècle, les deux langues parlées dans l’île sont l’irlandais et l’anglais. Il y a quatre variétés d’anglais : le vieil anglais, appel...

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