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La corrélation en russe : structures et interprétations

structures et interprétations

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Olga Inkova

Cette étude est consacrée à un phénomène aussi bien syntaxique que sémantique qui, à ce jour, n’a fait l’objet d’aucune analyse spécifique en linguistique russe. En effet, bien que régulièrement évoquée – mais souvent de manière sporadique – dans les grammaires et diverses études sur la syntaxe de la subordination en russe, la corrélation n’a jamais donné lieu à une analyse systématique.
L’originalité de l’ouvrage réside également dans l’approche adoptée : au lieu de mettre l’accent, comme c’est souvent le cas dans la littérature linguistique sur la question, sur le mode de liaison des prédications dans les structures corrélatives, la définition de la corrélation se fonde sur le fonctionnement spécifique des marqueurs de liaison, les corrélateurs. L’approche sémasiologique proposée a surtout l’avantage d’unifier le traitement des corrélateurs russes et d’éviter certaines contradictions manifestes de leurs descriptions actuelles, majoritairement onomasiologiques. Une part importante de l’ouvrage est consacrée à la sémantique des structures corrélatives.
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Chapitre III: Propriétés formelles des structures corrélatives

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Chapitre III

Propriétés formelles des structures corrélatives

1.Remarques introductives

Le traitement contradictoire des structures corrélatives est dû en grande partie, comme on a pu le voir dans le chapitre précédent, au fait que l’approche dominante dans la tradition linguistique russe prend pour critère discriminant de la classification syntaxique des phrases l’absence vs la présence du marqueur du rapport syntaxique. Les phrases complexes avec un marqueur sont ensuite identifiées par la catégorie de ce dernier et sont séparées en deux classes : avec coordination et avec subordination1. Nous avons vu également que les corrélatives russes se trouvent essentiellement dans cette dernière classe, mais dans deux catégories différentes. Les unes sont considérées comme des phases liées, c’est-à-dire celles où la subordonnée joue le rôle d’un constituant de la principale. Les autres sont considérées comme des phrases non-liées, où le rapport syntaxique entre les propositions est marqué par des conjonctions à deux places, c’est-à-dire se composant de deux éléments ou plus qui se trouvent dans chaque partie de la phase complexe.

La deuxième approche existante se base sur le type de rapport syntaxique entre les parties de la phrase complexe, en utilisant un système de tests qui permettrait de définir s’il s’agit de la subordination ou de la coordination, définie le plus souvent de façon...

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