Show Less
Restricted access

La corrélation en russe : structures et interprétations

structures et interprétations

Series:

Olga Inkova

Cette étude est consacrée à un phénomène aussi bien syntaxique que sémantique qui, à ce jour, n’a fait l’objet d’aucune analyse spécifique en linguistique russe. En effet, bien que régulièrement évoquée – mais souvent de manière sporadique – dans les grammaires et diverses études sur la syntaxe de la subordination en russe, la corrélation n’a jamais donné lieu à une analyse systématique.
L’originalité de l’ouvrage réside également dans l’approche adoptée : au lieu de mettre l’accent, comme c’est souvent le cas dans la littérature linguistique sur la question, sur le mode de liaison des prédications dans les structures corrélatives, la définition de la corrélation se fonde sur le fonctionnement spécifique des marqueurs de liaison, les corrélateurs. L’approche sémasiologique proposée a surtout l’avantage d’unifier le traitement des corrélateurs russes et d’éviter certaines contradictions manifestes de leurs descriptions actuelles, majoritairement onomasiologiques. Une part importante de l’ouvrage est consacrée à la sémantique des structures corrélatives.
Show Summary Details
Restricted access

6. La possibilité de la t-proposition et de la k-proposition de fonctionner comme une phrase autonome

Extract

6.La possibilité de la t-proposition et de la k-proposition de fonctionner comme une phrase autonome

En analysant les phrases anglaises du type The more you eat, the less you want et en les baptisant « corrélatives comparatives » Culicover & Jackendoff (1999) observent que ces structures manifestent une particularité intéressante : aucune des propositions les composant ne peut fonctionner comme phrase autonome, et aucune ne peut être imbriquée dans l’autre. Ces deux critères ont depuis été retenus pour tester le type de dépendance syntaxique dans les structures corrélatives (cf. par exemple Choi-Jonin 2013 ou Fruyt 2013). Pour ce qui est de l’imbrication, nous avons vu au § 3 que cette question est étroitement liée à la portée des corrélateurs et que pour les phrases avec l’ordre linéaire t/k aussi bien que pour celles avec l’ordre inverse les généralisations sont impossibles. Pour ce qui est de la possibilité de fonctionner comme phrase autonome, elle n’est pas la même pour les propositions qui sont introduites par les relatifs et celles qui sont introduites par les démonstratifs, ce qui est prévisible vu leur nature morphologique. De l’analyse qui suivra nous verrons également que les corrélateurs, les démonstratifs, de même que les relatifs ne se comportent pas de façon homogène face à ce critère.

6.1Les propositions introduites par les relatifs

Si les propositions introduites par les relatifs ne peuvent pas fonctionner comme des...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.