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La corrélation en russe : structures et interprétations

structures et interprétations

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Olga Inkova

Cette étude est consacrée à un phénomène aussi bien syntaxique que sémantique qui, à ce jour, n’a fait l’objet d’aucune analyse spécifique en linguistique russe. En effet, bien que régulièrement évoquée – mais souvent de manière sporadique – dans les grammaires et diverses études sur la syntaxe de la subordination en russe, la corrélation n’a jamais donné lieu à une analyse systématique.
L’originalité de l’ouvrage réside également dans l’approche adoptée : au lieu de mettre l’accent, comme c’est souvent le cas dans la littérature linguistique sur la question, sur le mode de liaison des prédications dans les structures corrélatives, la définition de la corrélation se fonde sur le fonctionnement spécifique des marqueurs de liaison, les corrélateurs. L’approche sémasiologique proposée a surtout l’avantage d’unifier le traitement des corrélateurs russes et d’éviter certaines contradictions manifestes de leurs descriptions actuelles, majoritairement onomasiologiques. Une part importante de l’ouvrage est consacrée à la sémantique des structures corrélatives.
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Remarques conclusives

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En commençant mon investigation, je me suis proposé comme objectif de vérifier si le russe possède un système corrélatif dans sa forme canonique qui associe une proposition introduite par un relatif à une proposition introduite par un terme anaphorique. J’ai commencé donc par isoler des phases complexes qui présentent une propriété morphosyntaxique commune, à savoir la présence explicite de deux marqueurs du rapport syntaxique (corrélateurs) morphologiquement apparentés : le démonstratif et le relatif qui se distinguent dans la majorité des cas uniquement par l’alternance t/k et dont le choix est contraint. Au lieu de mettre l’accent, comme c’est souvent le cas dans la littérature linguistique, sur le mode de liaison des prédications opérant dans les structures candidates à être considérées comme corrélatives, j’ai questionné le fonctionnement spécifique des marqueurs de liaison, les corrélateurs. Le critère qui a été retenu pour regrouper les corrélatives dans une classe particulière est la relation endophorique symétrique qui les corrélateurs. La notion d’anaphore ou de cataphore souvent mise à la base de la définition de la corrélation est utilisée dans mon approche dans son sens étroit, comme la relation de coréférence des corrélateurs, à la différence d’autres études qui situent l’interdépendance des membres de la construction corrélative au niveau sémantique ou pragmatique.

Cette approche étroite me paraît justifiée dans la mesure...

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