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Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques de la Genèse

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Marie-Anne Vannier

Les commentaires patristiques de la Genèse ont été fréquemment étudiés, car ils s’inscrivent dans le cadre de la catéchèse baptismale et articulent création et création nouvelle. En revanche, les chercheurs ont très peu, voire pas du tout, envisagé l’influence du Judaïsme sur ces commentaires. Or, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs, l’influence du Judaïsme y est présente, ce qui amène à une autre compréhension des premiers mots du texte. S’y ajoute la place de Philon d’Alexandrie, les méthodes exégétiques issues du Judaïsme. C’est donc une nouvelle manière d’aborder ces commentaires qui est proposée dans cet ouvrage, fruit d’un programme de recherche de la MSH Lorraine, qui renouvelle l’étude de ces textes et montre quelles ont été les interactions entre Judaïsme et christianisme dans l’Antiquité tardive.
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Le fils perdu et retrouvé. Luc 1-2 : une lecture de la Genèse entre tradition juive et culture païenne: Philippe Lefebvre

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PHILIPPE LEFEBVRE1

Le fils perdu et retrouvé. Luc 1-2 : une lecture de la Genèse entre tradition juive et culture païenne

Cet article est une esquisse : il voudrait montrer quelques aspects de l’usage que l’Évangile de Luc fait du livre de la Genèse dans sa propre élaboration. Les références à la Genèse n’y sont en rien des ornements qui se trouveraient enrôlés au service du propos évangélique. Elles sont en fait si nombreuses et si organisées qu’elles renvoient à l’intégralité de la Genèse comme à un texte source dont l’Évangile procède en quelque manière. La Genèse en retour, abordée comme le livre inaugural qui oriente déjà vers un télos (finalité) énigmatique, reçoit de la figure évangélique du Christ sa réponse et son accomplissement, sa téléïôsis (« finalisation », « achèvement ») pour reprendre un terme clé du début de Luc (Lc 1, 45). L’Évangile propose une nouveauté inouïe en racontant comment le « fils du Très Haut » (Lc 1, 32) naît d’une femme, mais cette nouveauté n’est pas pure irruption, coup de théâtre imprévisible. En reprenant les chemins que la Genèse a ouverts, Luc en manifeste la portée annonciatrice : « la maison de Jacob » (Lc 1, 33) dont la Genèse évoque la fondation trouve le roi que le Seigneur avait prophétisé au patriarche Jacob (Gn 35, 11). ← 127 | 128...

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