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Judaïsme et christianisme dans les commentaires patristiques de la Genèse

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Marie-Anne Vannier

Les commentaires patristiques de la Genèse ont été fréquemment étudiés, car ils s’inscrivent dans le cadre de la catéchèse baptismale et articulent création et création nouvelle. En revanche, les chercheurs ont très peu, voire pas du tout, envisagé l’influence du Judaïsme sur ces commentaires. Or, ne serait-ce que par le texte de la Septante qui sert de référence aux Pères grecs, l’influence du Judaïsme y est présente, ce qui amène à une autre compréhension des premiers mots du texte. S’y ajoute la place de Philon d’Alexandrie, les méthodes exégétiques issues du Judaïsme. C’est donc une nouvelle manière d’aborder ces commentaires qui est proposée dans cet ouvrage, fruit d’un programme de recherche de la MSH Lorraine, qui renouvelle l’étude de ces textes et montre quelles ont été les interactions entre Judaïsme et christianisme dans l’Antiquité tardive.
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La perplexité maïmonidienne sur Bereshit: Géraldine Roux

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GÉRALDINE ROUX1

La perplexité maïmonidienne sur Bereshit

Pour Maïmonide, rabbin, philosophe et médecin juif du XIIe siècle, la question de la création est un des secrets sur lesquels bute la rationalité humaine, non pas à cause d’une ignorance circonstanciée mais parce qu’elle est un des signes de ses limites. La compréhension de la création du monde ne pourra alors s’exprimer par une démonstration. Par conséquent, dans ce débat, la méthode philosophique ne s’avère pas limitée par elle-même mais c’est la rationalité humaine qui semble avoir atteint son propre seuil. La philosophie a pour objet ce qui est, ici et maintenant. La causalité est avant tout celle des corps, de même que le langage est celui des hommes, essentiellement lié à la matière et par extension au corps. Doit-on alors dire que Maïmonide abandonne la logique aristotélicienne au bénéfice de l’opinion de la Torah ?

Certes, la création ex nihilo est indémontrable, mais il en est de même au sujet de l’opinion concernant l’éternité du monde : « Quant à moi, il me semble qu’il [Aristote] ne prétend nullement attribuer aux preuves dont il l’appuie une force démonstrative ; mais elle est, selon lui, ce qu’il y a de plus admissible », dit-il dans l’introduction à la seconde partie du Guide des perplexes. Cette négativité indépassable est-elle alors le signe d’un scepticisme maïmonidien...

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