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Produire, diffuser et contester les savoirs sur le sexe

Une sociohistoire de la sexualité dans la Genève des années 1970

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Sylvie Burgnard

Héritière de 1968, la décennie 1970 est couramment pensée comme celle de la libération sexuelle. A l’encontre des interprétations simplificatrices, cet ouvrage apporte un regard critique sur l’idée d’une libération de la sexualité. Il décortique les manières de dire et de penser la sexualité durant ces années en étudiant divers points de vue : celui de la sexologie, du planning familial, de l’éducation sexuelle et des mouvements féministes et homosexuels. Leur confrontation montre que s’il existe bien de la part des mouvements féministes et homosexuels un appel à renverser les normes sociales en matière de couple, de famille et de sexualité, cet appel reste étranger aux structures institutionnelles de la sexologie, du planning familial et de l’éducation sexuelle. En retraçant l’histoire d’un passé proche, cet ouvrage éclaire la construction sociale et historique des enjeux actuels en matière de sexualité et rappelle les liens étroits qu’entretiennent politiques de la sexualité et maintien de l’ordre social.
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Les métaphores ne manquent pas pour illustrer l’expérience que représente la réalisation d’une thèse de doctorat : course de fond, traversée du désert ou de l’océan – en solitaire bien sûr ! – ascension de l’Everest, etc. Mais en marge du défi physique et mental qu’elles représentent chacune à leur manière, thèse et performance sportive ont en commun de signifier peut-être avant tout un parcours initiatique. Au-delà d’un apprentissage intellectuel et d’une expérience professionnelle, ces années de thèse ont constitué un véritable cheminement personnel au cours duquel se sont succédés plongées introspectives, remises en question, illuminations, doutes et soulagements. Toutefois, en dépit du caractère très individuel de la thèse, la présente recherche n’aurait jamais abouti sans le concours, l’aide et le soutien des personnes qui ont cheminé avec moi et auxquelles je tiens à exprimer mon immense gratitude.

À mon directeur de thèse tout d’abord, pour sa confiance en moi qui, comme il le dit souvent, dépasse sans aucun doute la mienne, pour sa disponibilité sans faille, son intelligence et sa clairvoyance sans lesquelles je me serais assurément perdue en route. Pour ses qualités humaines aussi, et peut-être surtout, qu’il a su conserver envers et contre les écueils du monde académique.

À ma co-directrice ensuite, pour ses interventions fructueuses tout au long de mon travail et pour sa relecture attentive...

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