Show Less
Restricted access

Savoirs et métiers de l’Etat au XIXe siècle

France et Etats germaniques

Series:

Brigitte Krulic

L’ouvrage aborde dans une optique comparatiste (France, Allemagne) les modalités de formation, de recrutement et d’évolution de carrière des serviteurs de l’Etat au XIXe siècle, dans un contexte marqué par la construction d’un Etat moderne soucieux d’une gestion efficace. A la différence de la Prusse, cas emblématique et précoce d’Etat autoritaire-bureaucratique, l’organisation d’une fonction publique régulière en France a en large partie résulté de nécessités pratiques et non d’une doctrine positive. Toutefois, les qualifications nécessaires pour que les administrateurs soient reconnus compétents et légitimes ont fait l’objet de vifs débats, traversés par des phénomènes de circulations d’idées et de modèles.
Les pratiques nées des nécessités du service de l’Etat ont permis des assouplissements et adaptations qui tempèrent les contrastes offerts par les représentations idéal-typiques du bureaucrate allemand et de son homologue français, contrastes qui renvoient à des traditions différentes en matière de relations entre pouvoir politique et administration. Au-delà de la diversité des situations, c’est la question du lien entre le pouvoir administratif et la poursuite de l’intérêt général qui demeure tout à la fois sous-jacente et active.
Show Summary Details
Restricted access

Marion ABALLEA: Le dialogue diplomatique entre creuset et confrontation des cultures administratives: l’exemple des diplomates français à Berlin de 1871 au début des années 1930

Extract

| 185 →

Le dialogue diplomatique entre creuset et confrontation des cultures administratives: l’exemple des diplomates français à Berlin de 1871 au début des années 1930

Marion ABALLÉA Université de Strasbourg – UMR 7367 (Centre Raymond Poidevin)

Les contacts inter- ou transnationaux sont apparus dans ce colloque comme un élément central de la construction des savoirs et des métiers de l’Etat. La diplomatie, dont ces contacts constituent par nature le domaine de prédilection, semble dès lors mériter une réflexion spécifique. Seule branche de l’Etat dont la raison d’être est précisément la relation avec une administration étrangère, elle a dans son exercice quotidien, directement et par nature, d’autres modèles sous les yeux. Elle apparaît de ce fait particulièrement exposée aux influences étrangères et aux mimétismes, et n’a – c’est sans aucun doute sa plus remarquable spécificité – à rechercher ni les médiateurs ni les chemins d’un éventuel transfert des savoirs nationaux.

La diplomatie constitue également une administration qui repose a priori sur une harmonisation internationale des méthodes de travail, pensée, depuis le XVe siècle, comme la condition du dialogue, fructueux car débarrassé des spécificités nationales, qui constitue sa raison d’être. Ce principe d’uniformité, à l’origine même de la naissance de l’institution diplomatique, pose la question de la validité de l’idée de modèle national pour cette branche spécifique...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.