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‘Curious about France’ : Visions littéraires victoriennes

Visions littéraires victoriennes

Edited By Ignacio Ramos Gay

Les quinze essais rassemblés dans ce volume mettent en évidence la présence de la France en tant qu’espace, personnage et thème dans la littérature victorienne. Tout au long du dix-neuvième siècle, la France devient un leitmotiv sur lequel se calquent les idéaux et les aspirations britanniques, un caléidoscope de réflexions littéraires hétéroclites, au carrefour d’autres disciplines liées à la science, la politique, l’économie, l’histoire ou aux arts.
Le regard porté sur la France par des auteurs aussi variés qu’Oscar Wilde, Charles Dickens, Robert Browning, Walter Pater ou Frances Power Cobbe créé un idéal culturel pour une nation de plus en plus consciente de sa position hégémonique dans le monde. Ce regard se pose sur l’observateur lui-même, qui transpose ses observations sur son propre territoire, et, ce faisant, démontre être « very curious about France », comme l’écrira Thomas Carlyle dans une lettre au francophile John Stuart Mill. Berceau de mouvements littéraires transnationaux et exemple de dynamisme social, la France apparaît au travers des lettres britanniques comme une construction imaginaire, politique et identitaire, une fiction dont les représentations constituent avant tout un symbole de l’inséparable union entre les deux pays.
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Chapitre 12. Gallophobie et discours anti-vivisection : Frances Power Cobbe: Claudia Alonso Recarte

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La Révolution et ses conséquences marquèrent un tournant dans la médecine française, ouvrant la voie à une nouvelle ère de sciences physiologiques, cliniques, pharmaceutiques et biologiques. Comme le remarquent Weiner et Sauter1, c’est en effet au cours du XIXe siècle que les nouveaux développements dans le domaine de la médecine clinique substituèrent les méthodes de l’Ancien Régime, amenant non seulement de nouvelles régulations administratives concernant la centralisation des institutions médicales, mais aussi cédant la place à une toute nouvelle approche de diagnostique et de traitement des patients. Parmi d’autres innovations, Napoléon et Jean-Antoine Chaptal, ministre de l’Intérieur, rendirent possible la modernisation de la médecine clinique grâce à la création du Conseil des Hôpitaux pour superviser tous les aspects de la vie hospitalière à Paris et la régulation de dissections avec la fondation d’amphithéâtres centraux2. Ce réarrangement était indispensable pour la réussite de ce qui allait petit à petit devenir une nouvelle méthode d’enseignement ; une méthode qui romprait avec le mode d’apprentissage traditionnel à travers la lecture et la révision de textes dans le hall de lecture, qui chercherait le chevet en tant qu’espace empirique où approfondir les connaissances, et qui établirait l’amphithéâtre comme la salle où s’acquièrent les compétences chirurgicales. Les nouvelles écoles de médecine qui émergèrent dans les années 1790 devinrent le terrain d’entraînement d’une nouvelle génération qui...

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