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Eclats d’Autriche

Vingt études sur l’image de la culture autrichienne aux XXe et XXIe siècles

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Valérie de Daran and Marion George

L’Autriche n’est plus seulement « ce qui reste », à savoir un pays nostalgique d’une grandeur passée souvent idéalisée. Elle n’est pas non plus le terreau exclusif de la littérature dite « négativiste ». Innovante et audacieuse, soucieuse de se démarquer de son voisin allemand, ouverte plus que d’autres pays d’Europe aux influences centre-européennes, elle s’invente sans cesse par les échanges qu’elle tisse avec l’extérieur. Quels reflets projette-t-elle de son identité littéraire et culturelle ? Comment ces images sont-elles accueillies et fixées par ses partenaires européens, la France en particulier ? Et comment se sont-elles modifiées au fil de l’Histoire de la seconde moitié du XXe et du début du XXIe siècle ? Des germanistes, des romanistes, des spécialistes des domaines filmique et artistique analysent dans ce livre la réception de la création autrichienne dans une perspective historique, sociologique et esthétique. Ils éclairent les multiples facettes culturelles d’un pays qui fraye volontiers avec l’altérité et apporte une contribution non négligeable à la vie artistique européenne.
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La Galerie Stadler et les actionnistes viennois: Philippe Piguet

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Philippe PIGUET

L’histoire de l’art n’est pas seulement faite de celle des artistes, des mouvements et des œuvres, elle est une discipline très variée qui compte de nombreux objets d’étude tels que le musée, la critique, la collection, le marché, le public, etc. Si certains ont été le prétexte à toutes sortes de gloses et d’analyses, il en est un sur lequel on ne trouve pas beaucoup d’écrits: la galerie. Elle est pourtant l’un des vecteurs de diffusion primordiaux de la production des artistes, le terrain parfois même de la revendication manifeste de leurs postures et de leurs créations plastiques. Au regard de la scène artistique autrichienne contemporaine des années 1970-1980, la galerie qu’avait créée Rodolphe Stadler en 1955, au 51 de la rue de Seine, dans le quartier Saint-Germain à Paris, a été l’un des lieux les plus prospectifs en ce domaine.

Trente-cinq ans durant, la galerie Stadler – qui n’a jamais changé de place – a développé une programmation particulièrement attentive aux humeurs d’une création visant à remettre en question nature et fonction de l’œuvre d’art. Après s’être notamment positionné comme le défenseur d’une peinture matiériste et informelle telle que la promouvait le critique Michel Tapié, Rodolphe Stadler s’est intéressé, au lendemain de mai 68 à une forme d’art autre, «sort[ant] des tripes», selon ses propres paroles. «La galerie Stadler, qui fut dans les années 50-60 un des...

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