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Eclats d’Autriche

Vingt études sur l’image de la culture autrichienne aux XXe et XXIe siècles

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Edited By Valérie de Daran and Marion George

L’Autriche n’est plus seulement « ce qui reste », à savoir un pays nostalgique d’une grandeur passée souvent idéalisée. Elle n’est pas non plus le terreau exclusif de la littérature dite « négativiste ». Innovante et audacieuse, soucieuse de se démarquer de son voisin allemand, ouverte plus que d’autres pays d’Europe aux influences centre-européennes, elle s’invente sans cesse par les échanges qu’elle tisse avec l’extérieur. Quels reflets projette-t-elle de son identité littéraire et culturelle ? Comment ces images sont-elles accueillies et fixées par ses partenaires européens, la France en particulier ? Et comment se sont-elles modifiées au fil de l’Histoire de la seconde moitié du XX e et du début du XXI e siècle ? Des germanistes, des romanistes, des spécialistes des domaines filmique et artistique analysent dans ce livre la réception de la création autrichienne dans une perspective historique, sociologique et esthétique. Ils éclairent les multiples facettes culturelles d’un pays qui fraye volontiers avec l’altérité et apporte une contribution non négligeable à la vie artistique européenne.
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Le boom de Bernhard en Roumanie. Réception d’une œuvre dramatique: Eleonora Ringler-Pascu

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Eleonora RINGLER-PASCU

Le dramaturge autrichien Thomas Bernhard passe pour un écrivain «sombre et provocateur», un «artiste de l’outrance», un «destructeur d’histoires», un «tragique plein de gaieté», un «rebelle souffrant», un «crypto-comique», un «virtuose du désespoir», un «misanthrope mis à l’épreuve par l’Etat», le «grand solitaire obstiné d’Ohlsdorf», un «misanthrope autrichien» – des étiquettes inspirées par son œuvre en prose et ses pièces de théâtre.1 Thomas Bernhard considère le théâtre comme un processus mental que le dramaturge «traduit» en des signes théâtraux qui visent une totale artificialité. Dans un univers complexe, marqué par les situations tragiques, comiques et tragicomiques, les «intellectuels» de ses pièces découvrent qu’ils sont voués à l’échec et à l’anéantissement. Dans la production dramatique de Bernhard, le tragique s’émousse, l’individu prenant conscience qu’il est un acteur de la comédie de ce monde.

Dans cet article, nous examinerons la réception des œuvres dramatiques du «faiseur de théâtre» autrichien sur les scènes roumaines, en partant des réactions des critiques, en observant quelles pièces ont été mises en scène, avec quels présupposés esthétiques et quels effets. Avant tout, nous confronterons les jugements portés sur les adaptations scéniques, car il s’agit de productions en langue roumaine ou hongroise – on peut donc parler ici d’un double transfert culturel. Nous prendrons en compte ces conditions spécifiques de réception et d’interprétation. Les traductions et adaptations sc...

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