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Tobie sur la scène européenne à la Renaissance, suivi de «Tobie», comédie de Catherin Le Doux (1604)

suivi de Tobie, comédie de Catherin Le Doux (1604)

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Edited By Alain Cullière

En raison de ses qualités dramatiques et morales, le livre de Tobie a fait souvent l’objet d’adaptations théâtrales à partir de la fin du Moyen Âge. C’est en Europe du Nord, aussi bien dans les milieux catholiques que réformés, que les pièces ont été les plus nombreuses, jouées surtout dans un cadre scolaire. En se dégageant des schémas médiévaux, certaines témoignent déjà d’une grande ingéniosité. Ce volume rassemble les communications présentées sur le sujet au colloque de Metz des 22 et 23 novembre 2013. Elles ont montré comment la « comédie » de Tobie a contribué au renouvellement dramaturgique de la Renaissance.
En fin d’ouvrage est publié pour la première fois depuis 1604 le Tobie de Catherin Le Doux. Écrite à l’occasion du mariage du landgrave Maurice de Hesse, cette pièce en prose française fut probablement jouée au château de Cassel, en juin 1603, par les jeunes nobles du collège de la ville, où l’auteur enseignait les langues étrangères. Celui-ci, brisant les conventions, s’y met lui-même en scène de façon surprenante, se joue des anachronismes et multiplie les emprunts aux grands auteurs français, notamment à Montaigne. On peut donc dire, d’une certaine manière, que l’auteur des Essais a été porté au théâtre, en Allemagne, au début du XVII e siècle.
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Tobie, comédie de Catherin Le Doux (1604) éditée par Alain CULLIÈRE

← 178 | 179 → TOBIE

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Catherin Le Doux (1540-1626)

(Paul FREHER, Theatri virorum eruditione clarorum tomus posterior,Nuremberg, Impensis Johannis Hofmanni, 1688, pl. 77, entre les pages 1498-1499)← 179 | 180 →

Alain CULLIÈRE

Université de Lorraine

Catherin Le Doux est né en 1540 à Cruseilles, village situé entre Annecy et Genève. Après des études à Strasbourg, il se mit au service de familles nobles en qualité de précepteur ou gouverneur. Il a longtemps accompagné ses élèves dans leurs périples universitaires, à moins que ce ne soit lui qui les ait entraînés à travers l’Europe pour satisfaire son goût des voyages. On connaît sa vie aventureuse grâce à l’autobiographie qu’il a publiée en 1622, assez sommaire mais exacte1. Au cours de ses pérégrinations, qui l’ont mené jusqu’au Proche-Orient, il a connu bien des déboires, mais il a fait aussi d’utiles rencontres et appris de nombreuses langues. Dans les années 1590, il séjourna en Angleterre, ← 181 | 182 → puis, plus durablement, en Allemagne. Il commença alors à rédiger des manuels scolaires, publiés à Wittenberg, Tübingen et Augsbourg, pour la plupart destinés à l’apprentissage de l’italien, qu’il maîtrisait parfaitement2. Au début de 1602, on fit appel à lui pour enseigner les langues étrangères au Collegium Mauritianum de Cassel, que le landgrave Maurice de Hesse avait fondé en 1595 pour former la noblesse de ses pays. Le 24 août 1605, il fut nommé à l’universit...

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