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Translation in an International Perspective

Cultural Interaction and Disciplinary Transformation

Edited By Antoine Cazé and Rainer Lanselle

Translation scholars have for a long time been arguing in favor of a shift in paradigms to redefine the relationship between translation and the spreading of knowledge. Although a substantial share of worldwide knowledge is conveyed thanks to translation, the effects of this state of affairs upon the ways in which knowledge is actually built are all too rarely taken into account. This is particularly the case in the humanities.
The papers presented in this volume fall into three thematic categories – cultural transfer, terminology and literature. The authors are all scholars in the humanities, and some of them are also translators. They analyze the effects of translation in diverse domains such as the intercultural exchanges among Far Eastern countries, and between Asia and the West; the constitution of terminologies; clinical practices in psychoanalysis; and the impact on the definition of literary genres.
Each contribution shows how the act of translation is an integral part of the humanities, producing effects which may often be unforeseen and surprising but are always occasions for innovation.
This volume contains contributions in English and French.
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Le traducteur, agent d’une représentation évolutive de la Chine

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La perception que l’Occident a de la Chine est basée sur des traductions d’œuvres relatives à tous les champs de la connaissance réalisées au cours de ces tout derniers siècles. Dans une très large mesure, elle en détermine la compréhension culturelle, politique et sociale. Cette perception est supposée réciproque. Il existe toutefois un déséquilibre considérable entre les œuvres occidentales traduites en chinois et les œuvres chinoises traduites en langues occidentales. En effet, plus d’un million de titres européens ont été traduits en chinois au XXe s., alors que, depuis des siècles, trois mille ouvrages chinois seulement auraient été traduits en une langue européenne1. D’où un déséquilibre constant dans la compréhension fort relative de ces deux mondes, à maints égards ethnocentriques, culturellement parlant. Or, jusqu’à nos jours du moins, la Chine a paradoxalement mieux connu l’Occident que l’Occident n’a connu la Chine, ou cru la connaître. C’est ce qu’on observe aujourd’hui, malgré l’accélération des initiatives occidentales dans le sens d’une meilleure prise en compte de la culture asiatique, chinoise en particulier (les écoles sinologiques anglo-saxonnes et francophones ayant, en ce domaine du moins, un rôle tout à fait majeur). Il y a donc une nécessité d’adapter, au moins quantitativement, les traductions d’œuvres chinoises en diverses langues occidentales. Par ailleurs, une traduction s’inscrit dans une époque, se compose toujours à l’intention ← 111 | 112 → d’un public et se rédige...

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