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Modalités et Temps

Des modèles aux données

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Alda Mari

L’interaction des notions modales et temporelles dans un cadre formel constitue un champ difficile à aborder sans connaissance préliminaire des outils manipulant les mondes possibles. Cet ouvrage comble ce manque, en introduisant, pour la première fois en langue française, les systèmes formels issus de la logique modale et utilisés en linguistique. Différents cadres théoriques sont présentés, et notamment l’approche Kratzerienne et la théorie du temps branchant. La discussion des théories modales est menée à travers le prisme du langage naturel et la notion, centrale dans cet ouvrage, de sens vériconditionnel est mise à l’épreuve des données. Au fil des chapitres, les notions théoriques sont abordées via une étude de cas, permettant de traiter de nombreuses questions autour des modalités déontique, de capacité et épistémique, en interaction avec le temps. Notre discussion, qui articule l’empirique et le formel, ne présuppose aucune connaissance formelle préliminaire. Ce livre s’adresse ainsi aussi bien à un public étudiant, qu’aux chercheurs en linguistique, en philosophie ou en sciences cognitives.
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9. Conclusion

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L’étude du cas de a pu nous a permis d’explorer une large variété de questions de type syntaxique, sémantique, ontologique, pragmatique, aussi bien au plan synchronique que diachronique, à la fois dans une perspective inter et intra linguistique.

Nous avons pu tirer un certain nombre de conclusions pour une théorie générale du traitement des modalités en interaction avec les opérateurs temporels que nous résumons ici.

Au plan syntaxique, nous avons d’abord montré que la distinction entre modalités à montée et modalités à contrôle est fondée, contra Wumbrandt (1999) qui soutient que tous les verbes modaux sont des verbes à montée. En particulier, il a émergé que ha potuto en italien est un verbe à contrôle, d’après les tests envisagés par l’auteur elle-même. Cependant, notre description nous a amenée à conclure que la distinction entre modalités à montée et modalités à contrôle ne peut pas rendre compte de manière exhaustive des interprétations. Nous avons en particulier montré (contra Sueur (1979)), qu’elle ne correspond pas à une distinction entre emplois racine et non-racine. Nous avons montré que a pu est un verbe à montée, même sous ses interprétations racine (e.g. déontique et abilitative).

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