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Une « Europe des Citoyens »

Société civile et identité européenne de 1945 à nos jours

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Edited By Reiner Marcowitz and Andreas Wilkens

L’Europe des 28 peut-elle trouver une volonté commune, un sentiment d’appartenance à un projet commun de Reval à Lisbonne, de Dublin à Nicosie ? Le présent ouvrage évoque les rapports entre la construction européenne et les citoyens d’Europe. Sans doute, l’Europe, pour exister, a besoin de l’implication de ses citoyens. Des projets ont été conçus, parfois depuis plusieurs décennies, pour créer une Europe des sociétés civiles, émergeant des sphères sociales, économiques, culturelles. Ces projets restent souvent trop peu connus d’un public large, avec leurs expériences, leurs acquis et aussi leurs limites. L’idée de cet ouvrage consiste à rapprocher la « grande histoire » de la construction européenne des réalisations et expériences concrètes, afin de mieux cerner les rapports entre une Europe lointaine, « mal aimée » et une Europe « vécue ». De plus il réunit des universitaires et des acteurs du monde professionnel de plusieurs pays européens. Enfin ses contributions ne se contentent pas de décrire les « déficits » mais proposent également des solutions. L’ouvrage promet donc d’animer un nouveau débat en Europe.
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Mobilité des travailleurs et «modèle social européen». La directive sur le travail posté et la crise de février 2009 en Grande-Bretagne

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Jean-Paul REVAUGER*

A l’occasion du référendum organisé en France à propos de la constitution européenne en 2005, la question sociale a acquis rapidement une place centrale. Le débat a été dominé pour une part par la directive Bolkestein sur les services, initiative catastrophique pour les partisans de la ratification, et providentielle pour ses opposants, de gauche comme de droite. A cette occasion fut inventée la métaphore, restée célèbre, du plombier polonais, due à un eurosceptique de droite, Philippe de Villiers. En Grande Bretagne, l’année 2009, marquée du point de vue du calendrier européen, par l’élection des eurodéputés, a vu éclater en février une crise sociale au cours de laquelle le slogan «British Jobs For British Workers» a été mis en avant par des milliers de grévistes, et une directive européenne mise en cause officiellement par le syndicalisme britannique. Le débat ne se résume pas à une opposition binaire entre nationalistes protectionnistes et «Europe des marchands». Il s’agit plutôt d’une relation triangulaire entre monde du travail, forces du marché, et courants hostiles à l’intégration européenne. L’hypothèse émise ici est que la logique Jean Monnet, consistant à faire de l’économie de marché le vecteur principal, voire unique, de la logique intégratrice, revue et corrigée sous la pression du néo libéralisme dominant dans les années 1980-1990 et 2000, a conduit l’Union à négliger les...

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