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L’Empreinte de la Bible

Récritures contemporaines de mythes bibliques en littérature de jeunesse

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Danièle Henky

La Bible fut un réservoir d’histoires à destination des enfants dès le Moyen Âge en Occident. Aujourd’hui, on puise toujours dans la Genèse ou dans le Nouveau Testament, actualisant des textes fondateurs, afin de les intégrer dans des livres pour la jeunesse. Parodiée, commentée, réinterprétée, la Bible continue de s’offrir comme une sorte de grand vivier de mythes littéraires auquel l’écrivain, qu’il soit croyant ou non, ne se prive pas de recourir.
L'étude des écarts entre le texte originel et sa récriture, pratiquée ici essentiellement à partir d’un corpus d’ouvrages francophones, témoigne des mouvements qui affectent la culture du temps et permet de pointer la manière de faire des auteurs, les effets produits sur l’ouvrage réalisé comme sur le mythe lui-même. Elle révèle aussi la dynamique du mythe biblique à l’œuvre dans les textes destinés aux jeunes et esquisse, parallèlement, une réflexion sur l’évolution de la jeunesse entre héritage et questionnements dans un contexte culturel en constante évolution.
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Retrouver la terre d’enfance : rêves d’auteurs

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Le lieu paradisiaque des origines, selon certains auteurs des premiers siècles après J.-C., aurait été retiré de la Terre après le premier péché de l’homme et transporté au ciel pour accueillir provisoirement les âmes des élus. Mais, au Moyen Âge, la croyance s’est répandue que le Paradis existait encore sur notre Terre, conservé dans son état premier. Il serait, cependant, devenu inaccessible, ceinturé de feu, gardé par un chérubin porteur d’une épée. Sur les cartes, on n’hésitait pas à le localiser dans un coin reculé de l’Orient. Comme la Bible ne dit pas que le jardin d’Eden a disparu, sa localisation terrestre a longuement été recherchée depuis l’Antiquité par les exégètes, les cosmographes et les voyageurs. Le « jardin des Délices » a, en effet, une réalité géographique autant qu’historique puisque la source de quatre fleuves nommés Pishôn et Gihôn (longtemps pris pour le Gange et le Nil), Tigre et Euphrate, y coule. Comme à l’origine, ce verger, toujours verdoyant sous un éternel printemps, aux arbres agités par une douce brise et bruissant de chants d’oiseaux, est plein de fleurs et de fruits multicolores et parfumés. Des animaux pacifiques y vivent. L’or et les pierres précieuses s’y trouvent à profusion92. Si la quête du paradis perdu peut prendre, dans les ouvrages destinés à la jeunesse, une multitude de formes, elle peut aussi consister, aujourd’hui encore, moins à retrouver une terre merveilleuse géographiquement située...

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