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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXVe Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVIe au XXIe siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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La guerre d’Irak et le réalignement extérieur de l’Espagne (Francisco Campuzano)

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Université Montpellier III

L’alignement inconditionnel du gouvernement de José María Aznar sur les positions de l’Administration Bush dans le conflit irakien a imprimé à la politique extérieure de l’Espagne un virage atlantiste qui reléguait à un second plan la relation avec l’Europe. Jusqu’au début des années 2000, les différents gouvernements qui s’étaient succédé depuis l’avènement de la démocratie, y compris celui présidé par Aznar au cours de son premier mandat, avaient considéré l’axe européen comme la première priorité de la politique extérieure. Hormis le Parti populaire, les forces parlementaires, ainsi que l’opinion publique, ont rejeté un modèle de politique extérieure qui marquait une rupture par rapport au consensus qui prévalait depuis la transition. La victoire socialiste aux élections du 14 mars 2004 s’est donc logiquement traduite par le retour à un modèle de politique extérieure centré sur l’Europe. On s’attachera ici à mettre au jour la vision de la place de l’Espagne dans le monde qui sous-tend chacun de ces modèles.

L’Espagne achève sa transition extérieure dans la seconde moitié des années 1980 en s’intégrant dans l’Europe, en réglant la question de son appartenance à l’OTAN et en révisant l’accord bilatéral avec les Etats-Unis. L’Europe faisait l’objet d’un large consensus fondé sur la croyance que les intérêts de l’Espagne coïncident avec ceux de l’Europe...

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