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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXVe Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVIe au XXIe siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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Noche de Guerra en el Museo del Prado de Rafael Alberti : la mise en scène de la protection du patrimoine artistique lors de la Guerre civile espagnole (Isabel Vazquez de Castro)

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Université de Paris- Est Créteil

EA 3958 – IMAGER

Le sujet de la guerre ne pouvait que susciter des élans de création divers chez un artiste qui la vit de très près, en premier ligne des combats idéologiques et esthétiques contre le fascisme lors de la Guerre civile d’Espagne. Notons tout d’abord que Rafael Alberti est un peintre, un poète et un dramaturge qui associe les différentes facettes de son art pour animer un engagement politique particulièrement intense mais qui ne porte pas atteinte à sa liberté créatrice d’artiste.

L’intrigue de cette pièce porte sur l’évènement bien réel de la protection et le transport des œuvres d’art du Musée du Prado hors du Madrid assiégé en 1936. Le fait historique constitue donc le point de départ de cette pièce, dont le PRÓLOGO, ajouté pour la présenter lors des premières représentations, fait le récit sur scène. Mais l’écriture de la pièce, fictionnelle et symbolique, est une œuvre de l’exil créée vingt ans après les évènements qu’elle évoque. De ce fait, elle met en scène des souvenirs divers et des références précises aux peintres et poètes admirés par l’auteur, ainsi que maintes citations textuelles de ces artistes. La notion d’ecphrasis dans la poésie espagnole,...

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