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Guerres dans le monde ibérique et ibéro-américain

Actes du XXXVe Congrès de la S. H. F.

Florence Belmonte, Karim Benmiloud and Sylvie Imperato-Prieur

Cet ouvrage réunit les travaux du XXXV e Congrès de la Société des Hispanistes Français (S. H. F.) qui s’est tenu à l’Université Paul Valéry – Montpellier 3 du 20 au 22 mai 2011. Il rassemble une cinquantaine d’articles qui portent non seulement sur l’Espagne, mais aussi sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique, sur l’Amérique hispanophone et les territoires lusophones, du XVI e au XXI e siècle. Le volume est divisé en quatre chapitres, « Faire la guerre », « Dire la guerre », « Représenter la guerre » et « Sortir de la guerre », qui recouvrent une large part des champs disciplinaires auxquels s’attache l’hispanisme (Histoire, civilisation, littérature, théâtre, arts plastiques, peinture, musique, cinéma).
L’ouvrage comprend notamment de nombreux articles sur la guerre civile espagnole et le franquisme (dont les deux conférences plénières), mais aussi d’importantes contributions sur l’ensemble du monde ibérique et ibéro-américain (Portugal, Argentine, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Pérou, etc.).
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L’irruption de la guerre civile espagnole dans la fiction romanesque (Solange Bussy)

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← 410 | 411 → SOLANGE BUSSY

Université Antilles-Guyane

La violence mortifère de la guerre civile espagnole (1936-1939) nourrit non seulement l’imaginaire des écrivains appartenant à la « generación de los niños de la guerra » mais aussi l’imagination des romanciers nés dans l’après-guerre. Ana María Matute, née en 1926, publie en 1960, Primera memoria où la lutte fratricide est mise en abyme. La mémoire de ce conflit hante aussi l’espace textuel de El año del diluvio, roman d’Eduardo Mendoza, paru en 1992. Aussi sera-t-il intéressant de mettre au jour la stratégie déployée dans chacun de ces deux textes pour traiter, dans le monde de la fiction, cet événement historique.

Dans le premier segment du roman d’Ana María Matute, intitulé El declive, qui comprend 49 pages, la guerre civile est explicitement convoquée. L’évocation répétée de ce conflit ne participe pas seulement à l’ancrage historique de la fiction matutienne. Elle construit une manière de cadre extra-romanesque où s’enchâsse le texte matutien comme pour refléter cet événement et en élaborer la signifiance.

La guerre civile est donnée à saisir telle une sorte d’embrayeur de la diégèse. Dès les premières pages, elle surgit dans l’espace textuel : « Nuestras vacaciones se vieron sorprendidas por una guerra que aparecía fantasmal, lejana y próxima a ← 411 | 412 → un tiempo, quizá más temida por invisible »2...

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