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Les années 1540 : regards croisés sur les arts et les lettres

Edited By Lorenz E. Baumer, Frédéric Elsig and Sabine Frommel

Co-édité par les unités d’archéologie classique et d’histoire de l’art, en partenariat avec l’équipe d’accueil Histara de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, le volume réunit les actes d’un colloque organisé à Genève les 11 et 12 avril 2011. Il se focalise sur l’extraordinaire vitalité des années 1540. Cette décennie de transition a vu l’émergence de phénomènes capitaux et de véritables révolutions dans l’histoire culturelle de l’Occident, dans tous les domaines : de la religion aux sciences en passant par l’architecture et les arts visuels. Son identité reste néanmoins difficile à cerner. Pour tenter d’en préciser les contours, le volume aborde les arts et les lettres sous une pluralité de perspectives, rassemblant des compétences dans différentes disciplines. Son originalité consiste précisément à articuler des approches transversales autour d’un moment crucial et d’en mesurer les conséquences à long terme. Il viendra renouveler, par ce point de vue inhabituel, les études consacrées à la Renaissance.
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A propos de Giorgio Vasari. Essai: Jacques Chamay

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JACQUES CHAMAY

Les années 1540 sont celles qui virent la naissance de l’histoire de l’art. La paternité de cette discipline universitaire, particulièrement en vogue de nos jours, est attribuée unanimement à Giorgio Vasari, l’auteur des fameuses Vite312 (quelque 150 biographies d’artistes italiens), commencées en 1542 et sorties de presse en 1550.

Pourtant, on doit à la vérité de dire, sans mettre en cause le mérite de Vasari, que son ouvrage avait des précédents dans l’Antiquité. J’entends par là un certain de nombre de traités, écrits par des Grecs313. Tous ont disparu, mais, heureusement, on en connaît les auteurs et l’essentiel du contenu. Et cela grâce aux Romains, notamment Varron et Pline l’Ancien. Le premier, un proche de Jules César, passait pour l’homme le plus savant de son temps. Ses Antiquités comportaient une quarantaine de livres, dont un consacré aux arts libéraux. Le second, auteur d’une Histoire naturelle en trente-sept livres, qu’il dédiait à l’empereur Titus, parle incidemment de l’art, en de longues digressions pleines de renseignements de toutes sortes.

Comme il le dit lui-même, Varron, une des sources de Pline, se fonde sur l’autorité de trois auteurs grecs: Xénocrate, Antigone et Douris. Xénocrate d’Athènes, dont la carrière a culminé vers 280 avant J.-C., était un sculpteur (bronzier), héritier du grand Lysippe par l’intermédiaire de deux élèves de celui-ci, Tisicrate et Euthycrate. Nourri de philosophie,...

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